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Stars Amerindiennes

      Steve Reevis

   

L'acteur Steve Reevis est né dans le Montana, dans la réserve Amerindiennes des Blackfeet.

                                                                

                                                                             

                                                                

En 1996 il a gagné son premier award pour le meilleur acteur dans Fargo et dans Crazy Horse

                                                

 Filmographie

Into the West (TNT mini-series) 2005
The Longest Yard 2005
The Missing 2003
Highway 395 2000
Horse Sense (tv movie) 1999
The Outfitters 1999
Wild Grizzly 1999
Crazy Horse (tv movie) 1996
Fargo 1996
Follow Me Home (no general release) 1996
Wild Bill 1995
Le dernier cheyenne (Last of the dogmen) 1995
Geronimo, An American Legend 1993
Posse 1993
La vengeance de la tribu Miracle in the Wilderness 1992
The Doors 1991
Grim Prairie Tales 1990
Danse avec les loups 1990
les jumeaux (Twins) 1988
War Party (special rider) 1988

                   

TV
Bones 2005
LAX 2004
Line of Fire 2004
Malcolm in the Middle 2002
Walker, Texas Ranger 1999
JAG 1998
Goode Behavior 1997
Promised Land 1997
Walker, Texas
Ranger 1997
  
 
 
 Steve et son épouse Macile Reevis

À l'âge de sept ans Macile a commencé à coudre en apprennent de sa grand-mère. Après la naissance de ses enfants elle fait carrière comme couturière Amérindienne(Native American) . Aujourd'hui elle a une Cinquantaine de différents modèles et designs pour sa mode de vêtements Amérindiens. ses formes utilisées et symboles viennent du fonds artistique des Amérindiens. Elle utilise comme matériel la soie, le lin, le coton, le cuir et le Lycra.

 

  Michael Greyeyes

 

Date de naissance :04juin 1967
Lieu de naissance :
Qu'Appelle Valley, Canada

                                      

Son père est de la nation de Muskeg Lake First Nation et sa mère est de Sweetgrass First Nation, toutes les deux situées dans Saskatchewan, Canada.

Il est diplômé de l'école nationale de ballet en 1984

il a continué avec le ballet national du Canada avant de joindre la compagnie en tant que membre de ballet de corps en 1987.


Après trois ans, il a laissé le ballet national pour joindre la compagnie du choreographer Eliot Feld à New York City,

  

  Il s'est retiré de la danse en 1994.

Filmographie

Geronimo (TV-1993)
Dance Me Outside (1994)
Rude (1995)
Crazy Horse (TV-1996)
Stolen Women, Captured Hearts (TV-1997)
Rough Riders (TV-1997)
The Minion (1998)
Smoke Signals (1998)
Skipped Parts (2000)
The Lost Child (TV-2000)
Zigzag (2001)
Skinwalkers (TV-2002)
The New World (2005)
TV Series - Cast:
True Women (mini-series, 1997)
Big Bear (mini-series, 1998)
Dreamkeeper (mini-series, 2003)

Michael Greyeyes est plus connu pour son rôle dans Crazy Horse

                       

La bataille la plus célèbre impliquant Crazy Horse guerrier Sioux ,. Mais cette escarmouche, qui a eu comme conséquence le massacre de Custer et de la septième cavalerie,Michael Greyeyes, qui joue le grand chef Crazy Horse

Crazy Horse est devenu l'un des chefs les plus respectés des Sioux.

Michael Greyeyes est apparu dans les films comme: « LE NOUVEAU MONDE ».

 

                         

 

           Eric Schweig

 

Eric Schweig est un acteur canadien né le 19 juin 1967 à Inuvik (Canada).

Enfant il a été adopté par une famille allemande et a vécu à proximité de Inuvik dans l'ouest Arctique, jusqu'à l'age de six ans.

         

A l'age de 16ans il quitte sa famille adoptive pourtrouver du travail entant qu'ouvrier dans la construction,

par chanceil est approché par unproducteur à Torontoet auditionner pour « SOURCE DU SHAMAN » il a obtenu la pièce et a continué à être impliquédans des films. Cependant,sa carrière a vraiment décollé aprèsqu'Ericait incarné le rôle de Uncas dans la production de Michael Mann le « dernierdes Mohicans » . puis il a Beaucoupde projets.

 

                                    Eric Schweig et August Schellenberg

En raison de son amitié avec un tailleur occidental , Vern Etzerza, Eric a développé un intérêt pour des masques Inuit. Sous la tutelle de son mentor Eric a commencé àdécouper des masques d'esprit d'Inuit. En 1998 il a commencé à présenter ses masques sur l'Internet par l'intermédiaire de Mohicanpress. 

                              

    Filmographie

  Les Disparues 2003
Tom et huck 1996
Amants de la riviere rouge 1995
Pontiac moon 1994
L'Alliance brisee 1993
Le Dernier des mohicans 1992
Tom et hock 1995
Big Eden 2000
skins 2002
Into the west 2004

          

 

    Russell MEANS  né le 10/11/1939

 

Pathfinder le sang du guerrier (2007)

 Black Cloud (2004)

Thomas and the Magic Railroad (2000)

Walker, Texas Ranger (1996) -

Pocahontas, une légende indienne (1995)

Tueurs nés (1994)

Le Dernier des Mohicans (1992)

    Le monde est-il une réserve indienne ?
       Interview exclusive de Russell Means
              Par Patrick Shan
C’est à l’occasion d’une mission humanitaire en médecine chinoise sur la
réserve de Pine Ridge, Sud Dakota, que j’ai eu le privilège de rencontrer Russell
Means, co-fondateur de l’American Indian Movement (AIM) et figure
emblématique de la nation Lakota. Russell Means incarne depuis quarante ans
la lutte d’un peuple de légende, victime d’une politique d’ethnocide et de
ghettoïsation qui, depuis, a fait école, de la Palestine au Tibet. Bien loin des
clichés hollywoodiens, voici un témoignage vivant qui nous rappelle ce que
l’histoire contemporaine doit à la politique américaine des réserves indiennes.

 
Patrick Shan : Russell Means, vous êtes l’une des voix les plus fortes et les plus respectées de la nation Lakota. Je souhaiterais vous poser quelques questions afin de permettre aux Français de se faire une meilleure idée de la situation actuelle de votre peuple.

Nous approchons du Jour de l’Indépendance, équivalent aux Etats-Unis de notre 14 juillet. Ce mot, « Independance Day », ne sonne-t-il pas aux oreilles du peuple indien comme un paradoxe ? Est-ce que les Indiens célèbrent Independance Day ?

Russell Means : Nous avons une sagesse, que nous ont léguée nos ancêtres. Et nous avons simplement un petit sourire lorsque nous voyons les hommes blancs célébrer « Independance Day »... alors qu’ils ont George W. Bush pour Président (rires). Ou Clinton, ou Eisenhower, ou Abraham Lincoln, ou George Washington !.. Nous savons que les Etats-Unis d’Amérique ont toujours eu d’excellents « Public Relations ». Mais la réalité est tout autre.

PS : Les Français ne connaissent pas très bien la situation des réserves indiennes. Ils s’imaginent que la vie y ressemble à ce qu’on voit dans les films … Pourriez-vous nous
décrire en quelques mots cette situation ?


RM : Le meilleur moyen de la décrire, c’est Hitler ! Avant de devenir Chancelier
d’Allemagne, Adolf Hitler a écrit dans un livre (NdT : Mein Kampf) que les Etats-Unis
d’Amérique, avec ces réserves indiennes, avaient eu une bonne idée. Et c’est ce qu’il a ensuite planifié de faire avec les gitans, les juifs et les homosexuels. Hitler a élaboré son idée de camps de concentration à partir des politiques indiennes de l’Amérique(1).

L’Apartheid, en Afrique du Sud, a été fondé à partir du « Bantu Development Act » 30 ans après « l’Indian Reorganization Act » des Etats-Unis. La politique de l’Apartheid est exactement la même chose que la politique indienne des Etats-Unis. Ils ont simplement copié l’Indian Reorganization Act pour créer le Bantu Development Act. La Chine, elle aussi, se comporte avec les tibétains comme les USA se sont comportés avec les indiens.

La Palestine. L’Irak. L’Afghanistan… vous savez, ce sont toutes les nouvelles réserves indiennes ! Ils prennent le contrôle des ressources naturelles, tout en prétendant apporter la liberté aux Irakiens, et en leur demandant de leur faire confiance... Nous avons le Bureau of Indian Affairs (Bureau des Affaires Indiennes). Maintenant, ils ont le Bureau of Iraky Affairs (Bureau des Affaires Irakiennes). B.I.A. ! (rires) (1) L’appellation des réserves indiennesdans les traités d’origine est : «concentration camps »

La question palestinienne est vraiment représentative de cette politique. Ce pays a été créé comme une réserve. Puis ils ont chassé les Arabes de Palestine et créé la bande Ouest de Gaza, toujours comme une réserve. Lisez les accords d’Oslo très attentivement. Arafat a accepté que son peuple vive dans deux réserves. Mais cela ne suffisait pas aux Israéliens. Ils sont comme les Américains, il n’y a aucune différence entre eux. Et l’ex-candidat à la Présidence des Etats-Unis –quel est son nom déjà ?- Kerry. Il croit lui aussi à la violence, et n’aurait fait aucune différence avec George W. Bush. Il l’a d’ailleurs admis publiquement, en disant : « nous soutenons totalement Israël, et à tout point de vue ». Comment peut-on dire
une chose pareille ? Vous savez quoi ? La vérité de l’Amérique est évidente pour toute personne avec un peu de cervelle !

       
PS : Les Français ont entendu parler de l’American Indian Movement (AIM)2 que vous avez fondé avec Dennis Banks dans les années 1960. Nous nous demandons si ce mouvement est toujours actif, ou s’il a été remplacé par autre chose, car nous avons entendu dire que vous n’en faisiez plus partie.


RM : Oui, j’ai quitté l’American Indian Mouvment, et je n’en fais plus partie aujourd’hui, bien que je sois toujours conseiller de l’AIM du Colorado. Il reste quelques groupes aux Etats-Unis ; je ne pense pas qu’il en reste au Canada. Quoi qu’il en soit, nous avons servi notre cause, qui était d’obtenir l’autodétermination des peuples indiens. Nous avons atteint ce but, virtuellement dans tous les états, laissant à chacun le soin d’interpréter la forme que prend
cette autodétermination.

 
Il y a une chose que je voudrais ajouter à l’attention des Français. Nous avons toujours été pour la liberté. Nous avons été jadis un peuple libre. Il vous faut savoir que la constitution des Etats-Unis est d’inspiration indienne. Chacune de ses parties s’en inspire. En fait, la constitution américaine représente environ un tiers de notre mode de vie. Nous avons ainsi beaucoup contribué à la naissance de la nation américaine. Personne ne nous en a jamais remercié. Au lieu de cela, ils ont perfectionné le colonialisme.


Le plus triste, aujourd’hui, avec cette manie de la colonisation, c’est que le peuple américain ne réalise pas qu’il est lui-même colonisé ! Vous voyez, ils ont d’abord pratiqué et perfectionné les tactiques coloniales sur la réserve, puis ils les ont exportées dans les diverses parties du monde, et enfin ils les ont rapportées à la maison, pour les coller sur le dos et la tête de chaque Américain…


PS : Peut-on se décoloniser ?
RM : Si vous voulez vous décoloniser, commencez donc par retirer vos plantes
d’appartement et à les rendre à leur royaume. Si vous vous comportez avec elles comme on s’est comporté avec vous, vous resterez toujours dans un système de colonisation !


Une autre façon de se décoloniser est d’attendre… Les USA sont un jeune empire, qui s’est développé très rapidement. Mais tous les empires s’écroulent, et celui-ci, vu son rythme, ne devrait pas mettre longtemps à s’écrouler. C’est pourquoi, plutôt que de lutter, une autre solution consiste à sauvegarder ses traditions, et à attendre patiemment...


PS : Comment voyez-vous le futur pour le peuple Lakota ?

RM : L’école ! (il désigne un bâtiment derrière lui) L’école débutera cet automne. Il s’agit d’un projet d’éducation en immersion totale. C’est le peuple Maori, vivant sur une île que les colonialistes appellent « Nouvelle Zélande », qui a inventé ce concept « d’éducation en immersion totale ». En d’autres mots, nous nous débarrassons du modèle d’éducation romain (2) www.aimovement.org catholique, que le monde a adopté depuis le 4ème siècle avant J-C –et qui n’a jamais changé depuis, par le fait-. Nous rejetons complètement ce modèle, et nous enseignons à nouveau de façon traditionnelle, reprenant les enseignements de nos ancêtres. Il n’y a strictement rien
d’européen dans notre type d’éducation. Et il s’est pourtant avéré que nous pouvions ainsi produire des étudiants de très haut niveau, supérieur dans bien des domaines. Ainsi, dès le 4e degré d’étude, abordent-ils déjà des matières comme la botanique, la biologie, l’astronomie et la géologie. Loin devant les petits blancs !

 Russell Means & Irene Bedard.
PS : À propos de leçons tirées de la nature, que pensez-vous de la situation écologique actuelle ?

RM : Étant petit, j’ai été fortement impressionné par une personne qui n’avait plus de bras, et qui peignait avec ses pieds. Voyant cela, ma mère m’a dit : « Cela n’a rien d’exceptionnel.

Regarde les oiseaux : ils n’ont ni mains, ni pieds, et font leur nid avec leur bouche. Un nid si solide, pourtant, qu’il reste accroché à l’arbre même lorsque soufflent des vents violents. Toi, avec tes bras et tes mains, tu peux monter dans l’arbre et détruire ce nid. C’est pourquoi tu dois apprendre à utiliser sagement ce pouvoir que la nature t’a donné. » J’ai passé des heures entières à observer des oiseaux faire leur nid. Si parfaits, si solides et si fragiles à la fois... Cela m’a émerveillé. J’ai alors réalisé la chose suivante : sans oiseaux, rien n’existe. Sans arbres, rien n’existe. Sans « quatre-pattes », sans serpents, sans insectes, rien n’existe. Par contre, sans l’homme, tout pourrait continuer. Nous sommes certainement les êtres les plus faibles et les plus inutiles sur cette terre. Et parce que nous avons peur, nous
avons développé de quoi dominer et terroriser toute la création. Aujourd’hui, beaucoup
d’espèces ont disparu, ou sont menacées de disparition. C’est ce que croit l’homme blanc. En réalité, ce sont peut-être elles qui n’ont plus envie de vivre avec lui !


C’est pareil pour l’eau. La terre nous offre l’eau gratuitement. Mais nous nous la vendons entre nous. Alors, elle disparaît... Quoi qu’il en soit, il ne faut pas trop s’inquiéter pour la mère Terre : elle a des millions d’années devant elle pour se guérir des blessures que l’homme blanc lui a infligées !

 

PS : Russell Means, merci.

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