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(1)Les Grands Chefs

 

                    

En 1909 .A l'arrière-plan,de gauche à droite,Harvey Whiteshield,Joe Hamilton,
et Robert H.Burns.Au premier rang,se trouvent:Wolf Robe,Little Hand,Yellow Bear,White Eagle,et Mower.
Les Cheyennes ont été décrits comme un peuple fier et courageux.

 

                    

      

  GERONIMO

1834-1909. Geronimo Apache Chiricahua, son nom Amerindien Goyathlay ou Go Khla Yeh « One Who Yawns » - signifie "celui qui baille" et appelé Géronimo par les mexicains qui le redoutaient.

Geronimo est né en juin 1923 ou peut-être 1829 à No - Doyon Canyon (aujourd'hui Clifton), à l'ouest de l'actuel Nouveau Mexique près de la Rivière Gila, mais qui était encore territoire Mexicain.

Il était un Apache Bedonkohe (petit fils de Mahko) de naissance et un Net'na pendant sa jeunesse. Sa femme, Juh, son cousin Ishton et Asa Daklugie étaient membres de la bande Nednhi des Apaches Chiricahua.

Fils de Taa di tlish hn et de Gha den dini "Celle qui est traversée par la lumière", il n'a jamais été chef, mais en tant qu'homme-médecine (Chaman) et guerrier reconnu et respecté, il eut une grande influence sur les Apaches Chiricahuas.

Dès l'âge de 17 ans, il participe à des attaques contre les colons Mexicains et Américains au Nouveau Mexique ( qui ne sera cédé aux Etats -Unis par le Mexique qu'en 1848).

À L'époque pour les Apaches,les frontières n'exitaient pas. Les blancs les ont définies plus tard,sans leur demander leur avis.

En 1846 Géronimo est admis au conseil de guerre des Apaches Chiricahuas.

Plus tard, il aura une femme et construira un hogan dans une vallée dans laquelle le vieux chef Mangas Coloradas a conduit son peuple. Geronimo cultive le maïs, le mil et les haricots. Puis il a deux fils et une fille. Il a l'habitude de se rendre dans un petit village mexicain pour y chercher des graines et tout ce dont il a besoin.

 

Un jour de 1858 il s'y rend pour y échanger des peaux contre de la marchandise. A son retour au village appelé Kas-ki-yeh par les Apaches, il trouvera sa mère, sa femme et ses trois jeunes enfants massacrés par l’armée mexicaine.

L’armée mexicaine avaient exterminé sa famille pour satisfaire purement et simplement leurs instincts sanguinaires.Ce crime rendit -selon les propres termes de Géronimo- son coeur noir de haine.

                           

Il n'aura alors de cesse d'aller de village en village pour soulever les Apaches en territoire Mexicain. Sa révolte se traduisit par une guerilla sans pitié. Ses actions le firent craindre par les Mexicains. Il se rend alors chez Cochise qui est de la même nation que lui: Chiricahua. Cochise approuve.

                                      

Il ne connaissait ni pitié ni pardon.Ceux qui tombaient entre ses mains étaient irrémédiablement voués à une mort atroce.

                            

Le 30 septembre 1859, jour de la Saint-Jérôme, il vengea sa famille massacrée un an auparavant par les Mexicains (massacre de Kas-ki-yeh), en en tuant le plus grand nombre possible, ces derniers tentaient de se défendre en hurlant 'Santo Geronimo, Santo Geronimo!'. Il décide alors de changer son nom par celui de 'Geronimo'.

Il se rend alors chez Cochise qui est de la même nation que lui: Chiricahua. Cochise approuve. Alors commencent les raids contre les blancs.

En Octobre 1862 aura lieu l'une des plus grandes batailles entre armée américaine et les Apaches, à Apache Pass, victoire indienne au cours de laquelle le chef Mangas Coloradas sera sérieusement blessé mais survivra néanmoins, soigné par un médecin mexicain auprès duquel l'emmenera Géronimo. Les Apaches se rendent pourtant une première fois, suivant les conseils d'un trappeur qu'ils tiennent en estime qui leur a rapporté qu'ils seraient traités en guerriers et pourraient vivre en paix.

En 1876, tous les Apaches du Rio Grande furent transférés de force dans la réserve de San Carlos, une terre aride en est Arizona. Geronimo parvint à s'enfuir plusieurs fois de cette réserve, mais se rendit à chaque fois. En 1876, Geronimo se réfugia au Mexique. 5.000 soldats, un quart de l'Armée, 500 éclaireurs et pas loin de 3.000 soldats Mexicains se lancèrent à la recherche de Geronimo et sa bande.

En septembre 1881, peu après la mort de Nochedelklinne , un leader spirituel apache tué par les soldats, Naiche, Géronimo et Juh s’enfuient à nouveau de leur réserve. Ils lancent de violentes attaques contre les colons blancs avant de s’évanouir dans les montagnes mexicaines.

En mai 1882, ils y abattent les 22 soldats mexicains du capitaine Juan Mata Ortiz. vers la réserve de San Carlos. Geronimo est retrouvé par des éclaireurs Apaches au service du gouvernement américain, il accepta de se rendre et retourne avec son peuple dans la réserve. Après un an de travail de ferme, l'arrestation brutale du guerrier Apache Ka-ya-ten-nae, décide Geronimo à fuire de nouveau le 17 mai 1885, avec, cette fois, 35 guerriers et 109 femmes, enfants et bébés. En mars 1886, des Apaches à la solde du Général Crook les forcèrent à se rendre. Geronimo s'échappe plutôt que de signer un traité envoyant sa tribu en Floride. Crook ayant démissionné, c’est le général Nelson Miles qui est chargé de le pour suivre avec 5000 hommes et des milliers de volontaires. 3000 soldats mexicains sont aussi mobilisés contre les Apaches au sud de la frontière. Il est poursuivi jusqu'au Mexique par les hommes du Général Nelson Miles et contraint de se rendre le 4 septembre 1886 avec une quarantaine d'autres Apaches, à Skeleton Canyon près de la frontière de l'Arizona et du Nouveau Mexique.

 

Geronimo et 450 Apaches femmes et enfants furent envoyés en Floride en détention dans les Forts Marion et Pickens. En 1894, ils furent transférés à Fort Sill, en Oklahoma. Geronimo devint alors un rancher. En 1904 on le voit à Saint Louis à la 'Louisiana Purchase Exposition' où il vend des souvenirs; en 1905 il participa à la parade d'inauguration de Théodore Roosevelt à Washington.

Sa reddition en 1886 fut la dernière action Indienne de guérilla significative aux Etats-Unis. à la fin son groupe était composé de 16 guerriers, 12 femmes et 6 enfants.

                    

La plus part des Apaches Chiricahuas furent envoyés de Fort Marion en Floride dans des barraquements au Mont Vermon en Alabama où un quart mourut de tuberculose et autres maladies.

Geronimo mourut prisonnier de guerre, sans avoir jamais pu rentrer chez lui, à l'âge de quatre-vingts ans environ le 17 Février 1909 à Fort Sill en Oklahoma où il est enterré au cimetière Apache. Ses descendants sont Lana Geronimo,sa fille et Juanito Geronimo son fils,et Harlyn Geronimo arrière-petit-fils et père de Juanito.

Le fils de Géronimo Juanito, a été volontaire pour participer au débarquement en France avec les Américains ? Il n'avait que 29 ans en juin 1944 et a fait partie de ceux qui ont repoussé l'armée nazie jusqu'à Saint-Lô et de ceux qui ont permis la Libération de Paris,il servait dans l'artillerie américaine.

Juanito Géronimo a repoussé véritablement les limites de l'humain et du possible, quand on sait que les trois enfants de son grand-père puis les suivants, ainsi que sa maman et les deux épouses successives du chef indien ont été tous massacrés, à deux reprises

Son dernier vœu est d'être enterré sur les terres de la rivière Gala.

Sa tombe au cimetière du camp militaire Fort Sill aurait été profanée vers 1918 par le groupe occulte de l'université de Yale,Skull and Bones, qui conserverait encore actuellement le crâne, deux os, une bride et des étriers de Geronimo dans des locaux de l'ordre à New Haven. On compterait au nombre des profanateursPrescott Bush , grand-père de l'ex-président Geoges W .Bush . Cet épisode est considéré comme une légende par plusieurs chercheurs tandis que l'historien David H. Miller estime que si les membres de la société ont bien profané une tombe, il y a peu de chance que ce soit celle de Geronimo qui ne comportait pas d'indication à l'époque

En 2009, année du centenaire de sa disparition, Harlyn Geronimo l'arrière-petit-fils de Geronimo entreprend une action contre le gouvernement américain pour rassembler les restes de son aïeul et ramener sa dépouille auprès de son lieu de naissance au Nouveau-Mexique et faire ainsi respecter ses dernières volontés.

http://www.petitiononline.com/Geronimo/petition.html

Geronimo
' Je suis né dans les prairies, là où les vents soufflent librement et où rien n'arrête la lumière du soleil. Je suis né là où il n'y a pas de barrières…'

' J'ai été chauffé par le soleil, bercé par les vents et abrité par les arbres, comme tous les bébés Indiens…'

' Quand j'étais enfant ma mère m'a enseigné à me mettre à genoux et prier Dieu pour la force, la santé, la sagesse et la protection....'

' Il y a un Dieu qui nous regarde. Nous sommes tous des enfants de Dieu. Le soleil, l'obscurité, les vents écoutent ce que nous avons à dire…'

' Je vivais paisiblement quand les gens ont commencé à parler mal de moi…'

' Les soldats n'ont jamais expliqué au gouvernement le tort qui a été fait aux Indiens, mais ont rapporté leurs méfaits… '

' Autrefois j'allais comme le vent. Maintenant je me rends, c'est tout… '

' Nous sommes en train de disparaître de la surface de la terre, mais je continue à croire qu'il doit y avoir une bonne raison pour que Yoséné (Dieu) nous ait crées. Il a donné vie à toute une variété d'espèces d'hommes. Ainsi pour chaque espèce créée, Il désigna un pays particulier. Lorsque Yoséné créa les Apaches, Il leur donna un pays qui se situe à l'ouest. Pour nourriture Il leur remit des graines, des fruits et du gibier. Afin de soigner les différentes maladies, Il fit croître des plantes médicinales. Puis Il leur enseigna où trouver ces plantes et comment les préparer. Il leur accorda un climat doux et tout ce dont ils avaient besoin pour se vêtir et s'abriter... Cela eut lieu au tout début de la création : car Yoséné créa simultanément le peuple Apache et son pays. Et quand viendra le jour où les Apaches seront séparés de leur terre, ils tomberont malades et mourront. Combien de temps s'écoulera-t-il avant que l'on dise qu'il n'y a plus d'Apaches ?'

 La Tombe de Geronimo 

Officiellement, Geronimo fut le dernier Amérindien à rendre les armes devant l’armée américaine.

                                           

COCHISE- Shi-ka-she 1812-1874
Chef Apache (Chiricahua)

Selon certaines personnes, cette photo représente Cochise , mais la plupart des historiens maintiennent qu'il n'existe aucune photo connue du célèbre chef Apache.

Cochise fut le chef du groupe Chokonen de la tribu Apache Chiricahua qui mène alors une existence semi-nomade entre les territoires de l'actuel Arizona et du Nouveau Mexique. Devenu Chef Chiricahua il ne fut pas, dès le début, hostile aux blancs.

Cochise a été l'un des plus grands chefs indiens de l'Ouest. Tout indique qu'il aurait vu le jour vers 1810 sur le territoire Apache. À l'exception de Red Cloud, le grand Chef Lakota, Cochise a été l'Indien le plus populaire et aussi le plus redoutable de l'Ouest. Il a mené une guerre sans merci contre le Mexique et les États-Unis, mais ses sanglants affrontements ont aussi coûté la vie à plusieurs de ses guerriers.
Les relations entre Blancs et Indiens sont plutôt bonnes, jusqu'au jour où, dans une ferme proche du relais, un garçon blanc fait une fugue. Immédiatement, on accuse les Chiricahuas de l'avoir enlevé. Cochise est convoqué : il n'est au courant de rien, mais un lieutenant Bascom l'accuse. Cochise nie. Bascom insiste et veut le faire arrêter : d'un coup de couteau, Cochise fend la toile de la tente et s'en va, malgré une blessure au genou infligée par un coup de baïonnette. Injustice contre injustice, les attaques des Chokonens sur les diligences de l'Overland vont faire une centaine de morts en quelques mois.

En 1861, Cochise et quelques-uns des siens se rendent chez les soldats pour se disculper d'un enlèvement d'enfant dont on les accuse. (Plus tard, on apprit qu'une autre bande d'Indiens l'avait capturé). Le lieutenant George Bascom accusa très vite Cochise et voulut l'arrêter, malgré les dires de Cochise sur son innocence. De ce fait, ce dernier s'échappa avec sa femme mais le lieutenant fit pendre les indiens qui l'avaient accompagné. Dès lors, Cochise rejoint Mangas Coloradas pour combattre les blancs.

Après plusieurs semaines de combat, deux compagnies de dragon conduisirent les Apaches qui restaient au Mexique, où ils les massacrèrent. Bascom fit pendre tous les otages masculins, dont le frère de Cochise. En représailles, les Apaches tuèrent près de 150 blancs et mexicains sur une période de deux mois. Vers la fin de 1861, les soldats quittèrent la région de Chiricahua, pour partir à la guerre de Sécession à l'Est. Bascom mourut plus tard au cours d'une bataille, fauché par un boulet de canon.

                           

Pendant près de dix années, ses raids violents, savamment conçus et exécutés, contre les fermiers, les mines, les diligences et les soldats américains, le font entrer dans la légende de la résistance indienne.

En 1865, la guerre de Sécession étant terminée, de nouvelles forces militaires sont envoyées dans l'Ouest pour en finir avec la guérilla Apache. La troupe de Cochise, très mobile, se réfugiant dans les collines entre deux raids parvient à tenir l'armée en échec jusqu'en 1871.

Au matin du 30 avril 1871, 150 mercenaires Anglais, Mexicains et Indiens Papago attaquèrent un camp Indien endormi, où ils massacrèrent une centaine d'innocents, des femmes et des enfants pour la plupart. Les survivants furent placés en esclavage.

Le président américain, Ulysse S. Grant, fut indigné par cet épisode, et envoya une commission de paix en Arizona, conduite par le général Oliver Howard et Vincent Coyler. Howard arrangea également une rencontre avec Cochise à l'automne, grâce à l'intervention de Thomas Jeffords.

Cochise était amer, mais réalisait qu'il menait un combat perdu d'avance. Après onze jours de négociation, le général accorda à Cochise une réserve sur les terres Chiricahua, avec Jeffords en tant qu'agent. En contrepartie, Cochise tint parole, son peuple vécut paisiblement jusqu'à sa mort en 1874. A partir de cette date, le gouvernement brisa le traité signé par Cochise et déplaça sa tribu de leurs montagnes vertes vers le désert aride de l'Arizona.

                          

Le plus jeune fils de Cochise, Naiche, et Geronimo s'enfuirent avec la tribu et se cachèrent dans les montagnes de Chiricahua. Ils réussirent à rester libres pendant dix ans, ne se rendant finalement qu'en 1886.

  Naiché    Taza fils

cochise avait deux fils qui se nommaient effectivement Naiché et non pas Natchez qui lui était un autre chef Apache et son second fils était Taza ,et son épouse Dos-teh-seh.        

                    

Cochise avait épousé Dos-teh-Seh, la fille du chef mimbreno Mangas Coloradas.

 

DULL KNIFE 1810-1883
Chef Cheyenne du Nord

Il fut l'allié de Red Cloud contre Custer

Chef des Cheyennes du Nord.Allié aux Sioux Tetons et aux Arapahos,il avait largement contribué avec ses guerriers à la victoire des Indiens sur le 7e régiment de cavalerie des USA à la Little Big Horn River le 25 juin 1876.
Le 25 novembre de cette même année, le village de Dull Knife fut brûlé par les trouprs du colonel Mackenzie et les quelque 500 chevaux des Indiens furent abattus.

Honnête et simple malgré ses exploits, il sut mériter la confiance et la reconnaissance de son peuple.

Dull Knife est né dans le montana vers 1810. Enfant il était réputé pour être très débrouillard et se sortir de toutes sortes de situations. Par exemple, alors qu'il était âgé de neuf ans, un troupeau de bisons passa dans le camp installé près d'un rivière. Il se réfugia dans l'abri abandonné d'un castor qui dépassait le niveau de l'eau et y attendit la fin du passage des bisons.

Il était d'usage que, lors des déplacements de la tribu, les anciens marchent au-devant pour repérer l'endroit où faire halte. Un jour, un grizzly sortit des fourrés pour les attaquer. Le jeune guerrier vint à la rescousse et se battit contre l'ours avec son couteau. Il combattit souvent armé de son couteau et réussit une fois à battre un ennemi porteur d'un bouclier fait du cuir épais d'un bison que la lame ne pouvait percer. Le cheyenne alors gagna le nom de 'Dull Knife'(littéralement 'Couteau Emoussé').

Le 10 mai 1868, il signa le traité de Fort Laramie.

Vers 1875, les américains commencèrent à enfermer les indiens dans les réserves, afin de s'emparer de leurs terres. Le gouvernement entama des négociations de paix, mais toujours avec l'appui militaire. Un petit nombre résista, et se déclara en guerre : le Chef Joseph des Nez-Percés, et le Chef Standing Bear des Poncas, attirèrent leur peuple aux Etats-Unis, et réussirent à obtenir des portions de terre où ils partirent s'installer. Dull Knife n'eut pas cette chance. Il fut considéré comme un homme dangereux par les autorités, et fut placé avec sa tribu sans son consentement sur des réserves indiennes. Quand il réalisa que son peuple était en train de mourir lamentablement, il s'enfuit avec l'accord de sa tribu vers leurs territoires du Nord.

 

Cheyenne Prisoners from Dull Knife's Band, 1878

Bien que le trajet soit long et périlleux, il parvint à éviter les troupes militaires à sa poursuite, et à atteindre leur sol natal. Mais, du fait de la famine, quelques indiens trahirent Dull Knife, et livrèrent sa tribu aux soldats. Ils furent conduits à Fort Robinson, les hommes enfermés dans des cellules, les femmes et les enfants parqués dans le fort. Ce furent les femmes qui se révoltèrent les premières, et poussèrent les guerriers à tenter de s'enfuir. Elles leur amenèrent quelques armes, et participèrent à la tentative d'évasion. Tous les membres étaient prêts à donner leur vie plutôt que subir la mort lente de cet enfermement.

La tentative échoua, par manque d'armes, et tous se firent massacrer par les soldats en place.

           

CRAZY HORSE- Tashunka Witko - (1842- 1877)
Chef Sioux des Hunkpatilas

Crazy Horse de son vivant était considéré par son peuple comme le Sauveur. Il était pourvu de toutes les qualités qui font les grands chefs : une grande force de caractère, un grand dévouement à la cause de son peuple et un courage incomparable.

Le futur Chef Sioux, Crazy Horse est né dans la région de Rapid Creek dans le Dakota vers 1842 selon certains, il serait né près de la colline nue dans le site sacré des 'Black Hills'. Enfant, il était plutôt doux et renfermé. Mais, plutard, il devint un redoutable guerrier. Jeune il nourrit une profonde haine à l'égard des Blancs. Ce sentiment lui avait été notamment inspiré par la découverte du campement dans lequel il vivait près de 'Ash Hollow' dans le Nebraska, complètement détruit par l'armée américaine, le 3 septembre 1855.

Dès son plus jeune âge, Crazy Horse fut un guerrier légendaire. Il vola un cheval aux Indiens Craw avant l'âge de 13 ans, et conduisit sa première guerre alors qu'il n'avait pas 20 ans. Les manifestations d'hostilité des Indiens à l'égard des Américains n'avaient jamais complètement cessé pendant la Guerre Civile mais, en 1864, le massacre de Sand Creek marqua le début d'une nouvelle période de conflit ouvert.

Il joua un rôle clé dans la destruction de la brigade du capitaine W.J. Fetterman et de ses 80 hommes, le 21 décembre  1866 à Fort Phil Kearney, en attirant les soldats hors du Fort. Il participa au combat de Waggon-Box, le 21 août 1867.

Il était toujours le premier à mener l'attaque et le dernier à battre en retraite.

Il combattit avec les plus grands chefs Lakotas, tout d'abord aux cotés de Red Cloud puis aux cotés de Sitting Bull.

C'est vers 1872 qui Crazy Horse devint le chef de guerre des Oglalas. La date exacte n'est pas connue, mais He Dog raconte que c'était bien avant la fameuse bataille de Little Big Horn. En août 1872, Crazy Horse et Sitting Bull menèrent ensemble une attaque contre un groupe de 44 soldats qui escortaient une équipe de topographes de la Société des chemins de fer de la Northern Pacific. Crazy Horse chargea l'ennemi au mépris des balles qui sifflaient autour de lui, son cheval fut tué.

La légende dit que Crazy Horse pouvait galoper devant une rangée de soldats lui tirant dessus, il faisait trois passages sans qu'aucune balle ne l'atteigne puis il appelait ses guerriers et leur disait :'Vous voyez, je ne suis pas blessé et ils ne m'ont pas abattu, alors nous allons charger'.

Pendant la décennie suivante, Crazy Horse ne cessa de lutter contre les Blancs et, lorsqu'il ne les combattait pas, il les évitait soigneusement. Au mois de juin 1876, Crazy Horse rejoint, comme beaucoup de Sioux et de Cheyennes, le campement du chef Sitting Bull. L'armée envoya trois colonnes armées pour forcer les indiens à regagner leur réserves.

Rosebud River   

Crazy Horse et 700 guerriers combattirent les troupes du Général Crook, composées pour beaucoup de tribus Crow, envoyées pour en finir avec eux. Les forces du Général Crook furent mises en déroute. Le 17 juin, Crazy Horse, à la tête de ses guerriers, bat et repousse les troupes du général Crook près de la Rosebud River.                                                

   Général George Crook.

Little Big Horn

Puis il rejoint Sitting Bull et le 25 juin, leur force conjointe remporte la célèbre bataille de Little Bighorn sur le 7ème régiment de Cavalerie du Général Custer qui trouva la mort le 25 juin 1876 lors de l'attaque du camp de Crazy Horse. L'année suivante fut désastreuse pour les indiens.

L'armée, désireuse de venger Custer, ne cessa de les pourchasser. Les soldats étaient supérieurs en nombres et en armes et ne laissèrent aucun répit aux Sioux et aux Cheyennes, forçant ainsi le chef Sitting Bull à se réfugier avec ses Hunkpapas au Canada. Dans cette traque, l'armée utilisa même l'artillerie pour venir à bout des indiens.                                                  

Au printemps 1877, à bout de force, les Sioux de Crazy Horse durent se rendre. Finalement, avec la disparition du bison qui était la principale source de nourriture, Crazy Horse fut amené à devoir accepté la proposition et, en juillet 1877, il se rendit à Fort Robinson, dans le Nebraska. Il prit le chemin de la réserve à la tête de près de 300 familles Sioux soit environ deux milles hommes, femmes et enfants, avec l'assurance que les indiens seraient écoutés par le gouvernement.

Pour éviter d'éventuels troubles dûs à la présence de ce grand chef, l'armée décida de l'enfermer. Il fut lâchement assassiné par une sentinelle qui prétendit qu'il avait cherché à s'enfuir, le 5 septembre 1877, d'un coup de baïonnette, lors d'un guet-apens organisé par le Général Crook et plusieurs Indiens, dont Little Big Man, selon de nombreux Indiens présents.

Crazy Horse s'éteignit dans la nuit après avoir prononcé ces paroles : 'Mon père, je suis mortellement blessé, que l'on fasse savoir aux miens qu'il est inutile de compter sur moi plus longtemps'. Ses parents enlevèrent le corps, et nul ne dévoila le lieu de son enterrement.

Quelques temps avant cela, Crazy Horse avait déjà perdu sa femme et sa fille mortes de tuberculose.

Il fut enterré et son corps fut déplacé à plusieurs reprises pour éviter qu'il ne soit découvert. Plus tard, un Lakota du nom de Black Elk (Elan Noir) dira que le lieu de la sépulture est sans intérêt. Le lieu de la tombe n'est pas très important, ce n'est que de l'herbe; mais là où se trouve son esprit, là est le bon endroit. Il y a aujourd'hui un mémorial à l'honneur de Crazy Horse dans les Black Hills.

Crazy Horse losqu'on lui demanda : 'Où sont vos terres maintenant ?', répondit en pointant le doigt : 'mes terres se trouvent là où repose mon peuple'                                        

                       

RED CLOUD(Makhpiya-Luta)
1819-1909
Chef Sioux Lakota Oglala

' Ils nous ont fait beaucoup de promesses, plus que je ne puis me
rappeler, mais ils n'en ont jamais tenu qu'une : ils avaient
promis de prendre notre terre, et ils l'ont prise. '

Red Cloud (1822-1909) chef des Lakota Oglala, qui pour un temps, résista avec succès à l'occupation par les Etats-Unis du territoire qui fait maintenant partie du Wyoming, Montana et Dakota du Sud. Pendant l'année 1860, Red Cloud combattit pour empêcher l'armée américaine d'ouvrir la piste Bozeman, qui conduisait aux mines d'or du Montana à travers un important territoire de chasse Sioux. En 1866 Red Cloud assuma le commandement d'un groupe de Sioux et de Cheyennes qui s'opposa au projet de l'armée de bâtir trois fortifications destinées à maintenir la piste ouverte. Pendant deux ans Red Cloud et ses alliés assiégèrent ces forts.

Red Cloud est né vers 1819. Il était âgé de 28 ans lorsque le général Harney entreprit de réunir toutes les nations Sioux de l'ouest à Fort Laramie, dans le Wyoming, afin de rédiger un traité. Là, un Oglalla ivre tua le père et le frère de Red Cloud. Ce dernier vengea leur mort dignement, et gagna son titre de leader auprès de sa tribu.

En 1854, alors que les tribus campaient toujours près de Fort Laramie, de jeunes indiens tuèrent, pour se nourrir, une vache appartenant à un colon. Le lendemain, des soldats demandèrent que le vieux chef Conquering Bear leur livre les jeunes hommes, et refusèrent toute contrepartie ou compromis. Devant le refus du chef, ils le tuèrent. Red Cloud mena les jeunes Oglalas dans une expédition punitive, et aucun soldat ne put atteindre la porte du Fort Laramie. Lors de l'attaque du 'Fort Phil Kearny', avec l'aide de Crazy Horse, une centaine de soldats, dont le capitaine Fetterman, fut abattue.                                     

                   

Dans les années 1860, la construction d'une route devant conduire les chercheurs d'or jusqu'aux mines du Montana à travers les terres de chasse des Sioux le pousse à la révolte. En effet, toute l'économie du peuple Sioux est fondée sur la chasse et l'exploitation du bison. Les vastes troupeaux ont besoin d'un espace vierge pour prospérer et la réalisation de cette route menace l'avenir des animaux et de leurs chasseurs.

En 1866, Red Cloud prend le commandement d'un groupe de guerriers Sioux, auxquels s'allient des Cheyennes, pour faire le siège de trois camps fortifiés construits pour défendre la route. L'action, qui dura plus d'un an, fut un succès et, en 1868 le gouvernement voulut rétablir la paix, et envoya une commission pour traiter avec les Sioux. Le résultat fut le Traité de 1868, pour lequel Red Cloud fut le dernier à signer, réclamant le départ des soldats sur leurs territoires et la destruction des Forts. Toutes les requêtes furent accordées, redonnant leurs terres aux Sioux, et leur octroyant le contrôle total des entrées des blancs. Malheureusement, le traité fut violé lors de la découverte d'or sur leurs terres. Red Cloud tenta alors de faire respecter celui-ci par la force, faisant de sa terre un endroit hors-la-loi.

Le 29 avril 1869, Red Cloud signe avec les représentants du gouvernement le traité de Fort Laramie par lequel ces derniers s'engagent à abandonner la route.                                                       

  

Le projet des politiciens reste cependant de contraindre les Sioux à se retirer dans des réserves et de récupérer leurs terres.

Après maints épisodes de guérilla, une campagne militaire contre les Sioux fut mise sur pied en 1876, prenant fin avec la défaite de Custer à Little Bighorn.                                               

Si Red Cloud ne participa pas aux batailles de Little Bighorn et de Little Rosebud, son fils y combattit. Red Cloud jouait surtout un rôle de conseil à cette époque. En 1876, Red Cloud fut cerné par les troupes du colonel Mc Kenzie, qui désarma son peuple et les envoya à Fort Robinson, dans le Nebraska.

Après la victoire de l'armée et la mort de Crazy Horse, il est contraint avec son peuple à gagner les réserves situées dans l'actuel Dakota du Sud.

Puis ils furent transférés à l'Agence de Pine Ridge, où ils y vécurent pendant une trentaine d'années.

En 1880, il fit appel au Professeur Marsh, de Yale, afin de dénoncer les abus et fraudes organisés par l'Agence. Les preuves ne furent jamais reconnues officiellement par les autorités. En 1890, Red Cloud fut suspecté de connivence avec la 'Ghost Dance', mais aucune preuve ne fut établie.

Il décéda en 1909, à l'âge de quatre-vingt dix ans.                             

                                   

 

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