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Stars Amerindiennes

 FLOYD (RED CROW) WESTERMAN

     
  Chanteur country et vedette de cinéma

Biographique de Floy Red Crow Westerman. Né à Sisseton-Wahpeton dans village Dakota-Sioux dans le Sud du Dakota en 1936, en langue Dakota, Red Crow se dit « Kangui Duta ». À l’âge de dix ans, il fut envoyé dans une école fédérale à 80 miles du village puis il a obtenu son diplôme d’études secondaires dans une école Dakota Sioux d’un autre village et a poursuivi ses études au collège avec une majeure en Discours, Théâtre et Arts. Il a obtenu un certificat en études secondaires tout en débutant un certificat en Droit.

                                                     

Bien connu dans le circuit « country-folk », Red Crow a débuté sa carrière au Colorado, et en 1969 il a signé son premier contrat d’enregistrement à New York. Son premier album « Custer died for your sins » (Custer est mort pour vos péchés) », lancé en 1970 s’est basé sur le livre de Vine Deloria Jr. Le lancement de cet album l’a conduit à faire plusieurs apparitions à travers les Etats-Unis et éventuellement à travers le monde.

   

Son second album « The Land is Your mother (La terre est ta mère) » lancé en 1982. Depuis ses concerts en 1980, pour supporter les droits humains des Autochtones à travers le Monde, l’ont amené à faire au-dessus de 60 voyages en Europe, Amérique du Sud et centrale, aussi bien aux Etats-Unis qu’au Canada.

                     

En tant que leader du Mouvement Amérindien de l’Amérique du Nord, il s’est activement impliqué dans tous les aspects des droits humains lesquels comprennent la reconnaissance des traités, de territoires et de droits religieux
en 1999, il fut élu co-président national de la Coalition contre le racisme dans les sports.

Pour amasser des fonds pour le projet de la fondation « Forêt tropicale » dans les débuts des années 90, Red Crow a réalisé une tournée mondiale avec le musicien Sting. Son implication pour stopper les coupes à blanc dans les forêts de la jungle amazonienne lui a fourni l’opportunité d’obtenir des audiences avec des dignitaires étrangers incluant le Pape, Prince Charles et le Président Miterrand de France.

Les apparitions publiques de Red Crow comprennent des concerts, des chansons écrites en collaboration avec des artistes bien connus tels que Wilie Nelson, Joni Mitchell, Kris Kristoffferson, Buffy Sainte-Marie, Jackson Brown et Harry Belafonte. Il est aussi apparu dans les vidéos de Sting, les films tels que « Renegades (Renégats)» où il jouait Arthur, le père Lakota Sioux de Lou Diamond Phillips et depuis ce temps, la liste continue de s’allonger. Travaillant avec des directeurs de films aussi prestigieux que Kevin Costner qui lui a rapidement offert le troisième rôle principal dans la distribution du film « Il danse avec les loups ».

   

Le directeur de film, Oliver Stone, lui a donné le rôle de guide shaman et spirituel de Jim Morrison dans le conte-pivot du film Des Doors. Le portrait que Red Crow fait de personnages notables tels que « No Ears (sans oreille) dans « Buffalo Girl » , Grand-père Fool Bull in « Lakota Woman » and Wilf dans « Clearnut » est inoubliable. En 1999, Floyd tient le rôle d’un aîné de la tribu dans le film de Richard Attenborough « Grey Owl », mettant en vedette Pierce Brosnan.

                                                             

La chaîne de télévision « Network television » prend rapidement conscience du talent de Red Crow et lui offre le rôle d’oncle Ray dans la série « Walker, Texas Ranger » Le nombre considérable de rôles en tant qu’’acteur invité à la télé dans des télé-séries telles que « Northern Exposure » « The Pretender », « La loi de Los Angeles », « Millenium » « Roseanne » et une apparence Télé dans le rôle de Sitting Bull dans la mini-séries « Morning Star » dirigé par Mike Robe.

  

Red Crow apporte un sens de dignité, d’honneur, de tradition et d’héritage tout au long de sa carrière. Alors qu’il travaille avec d’autres personnels artistiques, il enseigne et fait la promotion de la tradition et la signification de les toutes choses sacrées pour les Autochtones. Il continue à poursuivre sa carrière d’acteur et dédie sa vie aux causes des droits humains et environnementaux. Il ressent qu’il apporte le bâton passé à lui par l’acteur et collègue Will Sampson, qui l’a reçu lui du Chef Dan George.

  JOANNE SHENANDOAH 

 

Joanne Shenandoah est l’une des artistes autochtones les plus prolifiques des Etats-Unis. Elle dit : « Quand j’ai besoin d’une chanson, je m’asseoie et j’en écris une. » Elle s’empresse quand même d’avouer qu’elle ne prend aucun crédit personnel pour ses chansons car elles sont inspirées de ses ancêtres. Elle poursuit en disant : « Lorsque j’écoute la chanson « Once in a red moon – lancé en 1994», par exemple, les chants me surprennent encore car je peux y entendre ressortir les voix du passé et celles futures. »

                                              

Membre du clan du loup de la nation Oneida, Shenandoah est né en territoire iroquois. On lui a donné le nom de « Takalihwa Kwha » - elle chante, prononcé Dé-ga-la-wha-wha. Son père, Clifford, était un guitariste de jazz accompli. Sa mère, Maisie, chantait et c’est ce que firent ses 5 autres enfants. Ted Silverhand, un aîné de du clan Tuscarora, une des six nations de la confédération iroquoise, a eu une vision du succès de sa carrière musicale et même plus encore alors que Joanne était bébé. En grandissant, elle jouait à faire des spectacles, participait au groupe et à la chorale de l’école, chantait aux mariages et aux fêtes puis jouait contre rémunération périodiquement. Sa mère raconte qu’elle était toujours surprise de voir Joanne prendre un instrument et en jouer tout naturellement comme si de rien n’était.

Ses réalisations ne cessent de se succéder. Elle a participé à deux inaugurations présidentielles de Clinton, contribué à la réalisation de la bande sonore du film « An Indian in the cupboard (Un indien dans le placard ) – un film de Disney» et d’émissions télédiffussées telles que « Northern Exposure » et « How the West was Lost (Comment l’ouest fut perdu ) ». Elle fut même nominé pour un Pulitzer en musique pour sa composition « Ganondagan » et co-écrit un livre avec Doug George intitulé « Skywoman – la femme qui venait du ciel », un recueil de légendes iroquoises.

 

Elle apparaît aussi sur l’album de Robbie Robertson « Contact from the Underworld of Redboy ». Elle vient d’enregistrer une chanson intitulée « Treaty (Traité) » co-écrite avec Neil Young et Brian Kirkpatrick, laquelle sera lancé sur son prochain album « Eagle Cries- L’aigle pleure ».

Jusqu’à présent, elle a lancé huit albums : l’un éponyme « Joanne Shenandoah », « Loving Ways », « Once in a Red Moon », « Life Blood », « Orenda » en collaboration avec Lawrence Laughing , « All Spirits sing », « Matriarch » et « Peacemaker’s Journey. Cinq de ses albums furent produits sous l’étiquette Canyon Records, « Life Blood fut enregistré avec Silverwave Records et son dernier album « Matriarch » fut co-produit par Tom Wasenger.

Au sujet de son premier album éponyme, lancé en 1989, celui-ci contient des chansons qui combinent des chants contemporains et des compositions musicales originales lesquelles ont la tendance d’être plutôt axées sur la musique folk-country. Quelques-unes de ses bandes composent la trame sonore de téléséries telles que Northern Exposure.

                                                

« Loving Ways », son second album, fut co-réalisé en 1991 avec A. Paul Ortega. Il présente des chansons d’amour lesquelles sont écrites et réalisées en solo et en duo, quelques bribes tissent aussi la trame sonore de l’émission « Northern Exposure » sur la chaîne américaine CBS.

En 1992, Shenandoah établit « Round Dance Production », une fondation éducative à but non-lucratif dédié à la préservation de la culture iroquoise. Déjà, l’organisme revendique la plus grande collection de musique iroquoise. Son but est d’éventuellement mettre sur pied un studio d’enregistrement pour les artistes autochtones.

 R. Carlos Nakai, Joanne Shenandoah & Bill Miller .

« Once in a Red Moon », son troisième album, est lancé en 1994, il inclut toutes les compositions originales qui ont pour sujet la vie autochtone contemporaine et les questions autochtones.

Le quatrième album « Life Blood », enregistré en 95, regroupe une collection de chansons de femmes iroquoises qui honorent les femmes dans la vie de Shenandoah. En 1997, cet album a remporté un prix « Indie» donné par NAIRD, la plus grande maison de distribution autochtone de disques indépendants. C’est un enregistrement séminal faisant le pont entre le riche héritage d’une des meilleures artistes autochtones et le génie d’un des pianistes et compositeurs des Etats-Unis, Peter Kater. Concernant Peter Kater, il vient tout juste d’enregistrer en 2001 un album avec Carlos Nakai, « Through Windows & Walls ».

                                                    

« Orenda », le cinquième album, fut produit en 1993, avec la collaboration de Lawrence Laughing. « Orenda » signifie l’esprit de toute chose. Ces chansons célèbrent la vie et notre connection à l’esprit universel, créant ainsi un sens de paix, d’harmonie et de gratitude. Elles sont des dérivées de chants de cérémonie et de danse sociale autochtone. De chants traditionnels aux ballades contemporaines, Orenda a un son moderne qui remplit autant la pièce de l’auditeur que son esprit d’une belle sonorité.

Sur le sixième album, « Matriarch », lancé en 1996, Joanne chante sur des tons purs et passionnés qui résonnent de sagesse et de vérité. Tom Wasenger, co-producteur, a enregistré cette collection de mélodies et de chants iroquois dans l’ancien village du territoire Oneida à New York. « Matriarch » honore toutes les femmes comme celles qui donnent la vie sur notre terre la mère ». L’album offre une vue d’ensemble de l’histoire et la culture des femmes de Haudenosaunee, les gens de la longue maison.

 

Shenandoah a récemmentappris que « Matriarch » jouait dans les centres de guérison à travers l’Amérique. Ce qui ne la surprend pas car elle ajoute : « Nous avons tous besoin de guérison spirituelle et tout ce qui peut célébrer la vie sur terre est un don. Ça c’est la manière iroquoise».

Le septième album lancé en 1997, « All Spirits Sing (Tous les Esprits chantent)», est un album pour enfants du monde, petits et grands. Il relate le parcours musical d’une jeune iroquoise en quête de sa propre voix et d’un chant personnel. Ces chansons lancent un message chaleureux et d’humour pour qui la gêne l’envahit et l’empêche de chanter, même si c’est son souhait le plus cher.

En 2000, son huitième album « Peacemaker’s Journey » est lancé. D’après Shenandoah, « Le monde dans lequel nous vivons nous amène à penser à nos enfants et à ceux qui ne sont pas encore nés. À la lumière de toute la violence, la guerre et la pression faites sur les enfants du 20e siècle, j’étais interpellée à composer des chansons qui racontent l’histoire du faiseur de paix qui a amené la paix aux « Haudenosaunee », les gens de la longue maison, connus aussi sous le noms d’Iroquois. La prophétie d’Haudenosaunee dit qu’un jour tous connaîtront son magnifique message de paix. Cet album a reçu le prix « Indie » de meilleur album de l’année 2000 par NAIRD, la plus grande maison de distribution autochtone.

                                     

« Il y a plein de bonnes choses que vous pouvez faire sur terre », de dire Shenandoah. « La musique est une vraie belle façon de communiquer. C’est un façon de guérir. Les gens sont touchés par la musique, cela change leur vie ».

 ROBERT MIRABAL

               

Robert Mirabal est un compositeur talentueux, musicien et artiste sculptant lui-même ses flûtes. Sa résidence permanente se trouve à Taos Pueblo, village autochtone millénaire, au centre-Nord du Nouveau Mexique où il est né et continue d’être un des leaders de la musique contemporaine.

« Je suis une part de deux mondes différents », explique Mirabal, « Il y a la culture autochtone qui est mon héritage et la culture rock & roll avec laquelle j’ai grandi. Je peux séparer les deux bien sûr, mais elles font partie de qui je suis, alors un des buts de ma musique est d’exprimer cette combinaison. Et lorsque j’ai grandi, toutes sortes de gens venaient à notre école pour partager leur musique – B.B. King est venu jouer pour nous, un joueur de cornemuse de l’Écosse et un danseur flamenco de l’Espagne. Éventuellement, j’ai voyagé à travers le monde, de Russie à Haïti, d’Irlande à l’Écosse, tous des endroits dont j’ai lu les articles dans la revue National Geographic. C’était fascinant. Cela m’a fait réalisé que l’Amérique ressemble à un grand projet de science. Les dieux ont mis ensemble tous ces gens différents ensemble et nous apprenons à vivre avec chacun d’eux. C’est aussi vraiment satisfaisant de pouvoir aider d’autres personnes qui reconnaissent qu’elles ont à l’intérieur d’eux différentes cultures».

                

L’ampleur de la vision musicale de Mirabal fait démentir ses origines simples. Il a débuté à fabriquer des flûtes autochtones traditionnelles alors âgées de 19 ans, plus dans un sens de survie qu’au sens d’une passion pour en jouer. Une représentation bien reçue du public à un musée lui a fait comprendre la demande pour sa musique. Et avec un petit prêt de sa grand-mère, il a enregistré son premier album dans un studio local. Avec l’explosion de la popularité de la musique Nouvel Âge, il est devenu l’un des artistes autochtones les plus visibles, partant régulièrement en tournée et vendant des milliers de cassettes. « Je n’avais aucune idée de ce qui allait arriver avec tout cela, mais après un moment j’ai réalisé comment la flûte m’était précieuse», rappelle Mirabal. « Ce morceau de bois m’a donné une vie, une manière de survivre. Et cela m’a donné une raison de communiquer ».

                               

En 1990, Eiko et Koma, des danseurs japonais modernes se sont produit en spectacle à Taos et ont été envoûtés par la beauté et l’esprit de la région. Leur expérience du Sud-Ouest leur a inspiré une danse original dont Robert avait le mandat d’écrire et de jouer la musique. Sa pièce, Land «Terre ou territoire», combinant la musique autochtone traditionnelle et des éléments contemporains euro-américains, a reçu les louanges des Etats-Unis, d’Europe et du Japon. Chose cocasse, c’est que toute impression de nouveauté a rapidement disparue puisque les flûtes de Mirabal demeurent exposées à l’Institut Smith du Musée national depuis 1992. Et Robert a reçu le prix « Bessie » du New York Dance and Performance pour sa composition « Land ». Son oeuvre fut enregistrée l’année après ses débuts de lancement avec la compagnie Warner.

                                             

Avec l’album Mirabal, Robert a prouvé que ses cultures soi-disantes disparates sont en fait totalement compatibles. Il est et nous rappelle un homme de son temps et aussi un descendant de ses ancêtres. Une clé pour combiner les sons traditionnels autochtones avec les influences rock et pop, d’après lui, est de garder le cœur et l’esprit ouverts à toutes possibilités. Une autre est de se trouver un groupe plein d’experts.

                

« En grandissant, j’écoutais Bob Dylan, Bruce Springsteen… beaucoup d’artistes différents. Mais un auquel je m’attachais fut John Mellencamp, depuis que je suis très petit. Et tout d’un coup, arrive Mike Wanchic, son guitariste, qui voulait produire un de mes albums. Depuis, nous avions Kenny Aronoff à la batterie et Andy York à la guitare. Ils étaient habitués de jouer une musique d’une certaine culture, celle des petites villes du MidWest d’où provient John (Mellencamp). Mike et moi avons cet incroyable manière de travailler ensemble. J’entends quelque chose d’un aspect traditionnel et je ne saurais pas comment l’arranger dans un contexte non-traditionnel. Mike, lui, va dire t’inquiètes nous lui trouverons une place et c’est ce que nous faisons toujours. Il le sait et cela me donne une grande liberté dans le processus de création de la musique ».

                                              

« Ce que j’essaie de faire », de dire Mirabal, « c’est de transmettre une histoire. Si vous êtes capable de le faire, les gens vont écouter du début jusqu’à la fin. Ils seront intéressés à ce que tu es et d’où tu viens. Ce pourrait être le rêve d’un chasseur, d’un homme courant vers le haut d’une montagne, peu importe. Ensuite, tu as ce rythme de base qui vient d’un battement de cœur, tu martelles (tapes du pied), et tu l’accélères ou tu le ralentis, tu l’intègres à l’histoire. Avec tout cela mis ensemble, je t’emmène et je te fais jeter un coup d’œil à l’intérieur de mon monde –comme si tu venais chez moi et que tu prenais un bol de chili avec moi. Tu n’as pas à comprendre mes politiques ou ma religion. Tu es juste en train d’écouter mes histoires et il arrive qu’avec la couleur de peau et de la partie d’Amérique d’où je viens, c’est à cela que mes histoires ressemblent ».

                                       

Même à l’âge de l’information, la musique définit, préserve et communique l’essence d’une culture d’une manière qu’aucun autre média ne peut faire. Et un nombre varié de gens devienne incroyablement liés par des luttes communes. La musique de Robert Mirabal parle pour et de quelque chose en chacun de nous. C’est vraiment un monde de musique, le son du cœur d’un homme résonnant dans la poitrine d’un autre qui est de l’autre côté du continent. Mirabal est l’alter-autochtone – ancien, moderne, vrai – et de connaître sa musique c’est connaître un petit quelque chose de nous-mêmes.

                     

                               http://www.mirabal.com/merch2004.html

       Bill Miller

 

Bill Miller chante, joue de la guitare, de la flûte, de l’harmonica, et des percussions.
“Raven in the Snow” est un album beaucoup plus rock and roll ; décevant malgré un groove certain.
Le mohican a fait d’autres disques comme “Hear our prayer” revendiquant plus sa nationalité indienne, ainsi que “Ghost Dance” ou “Reseravation Road” où l’esprit attendu est omniprésent.

              
Malheureusement Bill Miller ne fait jamais de concert en France et ne tourne qu’à l’intérieur de son pays, mais soyons à l'affût, il serait dommage de le manquer. Il faisait cependant la première partie de la chanteuse et néanmoins amie Tori Amos il y a quelques années.

                                

Les paroles sont en anglais ainsi qu’en Amerindien. Bill Miller y explique le sort de sa population destinée à l’extermination... mais pas seulement ; il parle de son enfance sauvage, de son père auquel il dédie cet album (ce dernier est mort le 11.04.93, durant l’enregistrement du disque). L’indien dédicace aussi son travail à sa tribu Les Stockbridge-Munsee, une bande de mohicans.

                    
      Bill Miller possède un site officiel très bien fait:
http://www.billmiller.net 

 

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