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Les Premières Nations du Canada

               Les Haïdas Gwaii

La côte sauvage du Nord de la Colombie Britannique au sud de l’Alaska est un archipel de plus de 200 îles enveloppée de brume, appelé Haida Gwaii. C’est la terre de la Première Nation haïda, un lieu mystique de légendes, des esprits et des créatures surnaturelles.

Les Haïdas étaient de grands chasseurs de baleines et de loutres de mer.

Avec les voisins tlingit et tsimshian, ils forment un sous-groupe de la culture littorale, caractérisé par le matriarcat et la famille linguistique na-den.

Ils utilisent des canoës décorés pour pêcher et voyager et leur subsistance dépend largement de la mer.

Les canots sont pour eux, ce que les chevaux étaient pour les Indiens des Plaines.

Leurs bateaux, parfois très grands, sont taillés dans le tronc d'un énorme cèdre et ornés de sculptures.

Les Haïdas sont mieux connus en tant que constructeurs de grandes maisons en bois décorées.

Ils étaient divisés en clans et avaient des sociétés secrètes.

Le premier Européen à les rencontrer fut Juan Perez, arrivé en 1774, suivi du célèbre explorateur français La Perouse.

           

Transcription : Le Haida Heritage Centre

Haida Gwaii … «îles du peuple»

Établis sur ces îles depuis plus de 12 000 ans, les Haïdas se sont forgés une culture fortement influencée par les abondantes ressources de la terre et de la mer.

Les Haïdas forment un groupe linguistique distinct, sont organisés selon un système complexe de clans, et sont reconnus mondialement pour leur tradition artistique.

À l'époque du premier contact avec les Européens, des maladies comme la variole ont ravagé la population Haïda, qui est passée de dizaines de milliers de membres à environ 500.

Aujourd'hui, 800 Haïdas habitent à Skidegate; ils appartiennent tous à un clan, et chaque clan a ses propres chefs, ses emblèmes, ses récits et son histoire.

Et c'est ici, à Skidegate, que l'histoire et la culture des Haïdas sont communiquées au reste du monde.

À l'été 2007, le Haida Heritage Centre a ouvert ses portes à Qay'llnagaay.

«Je crois que le centre patrimonial… sert avant tout de centre communautaire… où nous pouvons raconter notre histoire selon notre point de vue, et démontrer que notre culture est toujours vivante, que nous sommes toujours bel et bien là, et que nous continuons de fabriquer des totems, de pratiquer notre art, de danser, de chanter et de mettre nos canots à l'eau.» 

1913

L'installation de 46,000 pieds carrés consiste en une série de maisons longues reliées par des trottoirs intérieurs, et flanquées à l'avant de 6 totems traditionnels qui représentent les 14 clans.

Chaque maison longue est nommée en fonction de son utilité …

De la maison de bienvenue, où les visiteurs sont accueillis …

… à la maison de conservation, où sont exposées des pièces d'art et de culture Haïdas, qu'elles soient antérieures au contact ou contemporaines.

Le musée expose non seulement la culture Haïda, mais de plus il la perpétue …

… le centre patrimonial est un musée vivant.

… une installation multifonctionnelle où on voit des artistes à l'œuvre ou communiquer leurs connaissances … et des étudiants apprendre de nouvelles compétences et de nouveaux métiers …

«Je fabrique un totem de 30 pieds… ce n'est qu'un recueil d'histoires, de légendes haïdas que j'aime… j'ai mis des grenouilles un peu partout sur le totem, j'ai placé un ours ici, un épaulard, une femme-requin… et j'ai représenté une de mes histoires préférées, celle du corbeau qui amène la lumière au monde…

«… J'enseigne mon art afin de conserver ma culture bien vivante et de veiller à ce que la prochaine génération ait de quoi pour comprendre qui elle est.»

Le canot Loo Taas, fabriqué par l'artiste Haïda de renommée mondiale Bill Reid, est conservé dans le hangar des sculptures et dans la maison du canot. On l'utilise chaque année pour des courses et des occasions spéciales.

Avant tout, le Haida Heritage Centre est un endroit pour rendre hommage aux ancêtres des Haïdas; les restes de bon nombre d'entre eux reposent ici. Pendant des décennies, les Haïdas ont méticuleusement suivi le processus de rapatriement afin de ramener chez eux les restes de leurs ancêtres.

«Une boîte de bois cintré est faite d'une simple pièce de bois dans laquelle on pratique des entailles avant de la déposer sur un appareil à vapeur, de la plier de sorte qu'elle prenne la forme d'une boîte… les boîtes servaient autrefois à enterrer les restes de nos ancêtres…

«Cet art était pratiquement disparu jusqu'au moment du rapatriement, et nous avons dû apprendre très rapidement… à fabriquer des boîtes de bois cintré.»

Aussi bien au centre patrimonial que dans la collectivité, la culture Haïda est bien vivante à Skidegate.

Au centre d'immersion linguistique Haïda, les aînés passent un nombre incalculable d'heures à enregistrer leur langue traditionnelle Haïda, afin de laisser un dossier permanent aux prochaines générations.

… à un souper communautaire, la culture traditionnelle et contemporaine des Haïdas se mélange parfaitement à une soirée de festin, de chant et de danse donnée pour les jeunes et les moins jeunes.

La fierté des Haïdas transpire de tous les aspects de la vie ici … sur les «îles du peuple»

Source > https://www.aadnc-aandc.gc.ca/

Pour plus de renseignements > wikipedia

et > www.museedelhistoire.ca

  

                     Les Tsimshians

Tsimshians » (nom qui signifie « peuple de la rivière Skeena »)

E.Bryant

peuples autochtones de la côte nord-ouest du Pacifique qui parlent l’une des langues tsimshianes.

Les Tsimshian sont un groupe de la côte nord-ouest qui a vécu et continue de vivre le long des rivières Nass et Skeena et des régions côtières voisines de la Colombie-Britannique . Au début des années 1800, les Tsimshian comptaient jusqu'à 10 000 personnes. Lors du recensement des États-Unis de 2010, 3 755 personnes se déclarent Tsimshians. Les Tsimshian étaient composés de trois sous-groupes (certains experts ont indiqué qu’ils étaient des groupes distincts): Tsimshian, Niska (Nass River) et Gitksan (Kitksan). Tsimshian est une langue pénutienne et quatre dialectes sont parlés en langue autochtone.

Le contact soutenu avec les Européens a commencé au début des années 1700 et s'est concentré sur l'implication des Tsimshians dans le commerce des fourrures , d'abord avec les Russes, puis avec les Anglais et les Américains. Cette participation a rapproché de nombreux tsimshians de la côte et a abouti à la formation de la grande ville de Fort Simpson autour du poste de Hudson's Bay Company du même nom à partir de 1834. En 1887, le missionnaire William Duncan groupe de 942 Tsimshian à l'île d'Annette où ils ont fondé la communauté Metlakatla. La Communauté est aujourd'hui reconnue pour ses politiques économiques progressistes et sa qualité de vie relativement élevée. Les Tsimshians au Canada sont maintenant divisés en seize bandes et vivent dans des réserves sur leur territoire traditionnel. En Alaska et au Canada, la pêche au saumon demeure une activité de subsistance et commerciale importante, bien que la technologie moderne, comme les bateaux à moteur, ait remplacé la technologie traditionnelle.

Comme dans tous les groupes de la côte nord-ouest, l'organisation sociale et politique de la société tsimshian était multicouche et impliquait des classes sociales, des liens de parenté et des unités territoriales. Il y avait quatre classes sociales: la royauté, les nobles, les roturiers et les esclaves. Les unités territoriales de base étaient les villages, contrôlés par les matrilinéaires. L'intégration au niveau sociétal a été réalisée grâce à l'affiliation à l'un des quatre matriclans, au potlatching, à l'exogamie clanique et à la résidence post-patrilocale. Les Tsimshian présentaient de nombreuses caractéristiques culturelles typiques de la côte nord-ouest, notamment des potlatchs, de grandes maisons en planches, une économie basée sur la mer et surtout la pêche au saumon, l'esclavage et les totems. Les Tsimshian sont connus pour être à l'origine de la couverture Chilkat, avec des crêtes de clan tissées à partir de laine de chèvre de montagne et d'écorce de cèdre jaune. Autrefois moyen d'échange, les couvertures sont désormais des objets de collection précieux.

 

Il y a 11 nations autochtones et trois groupes linguistiques aujourd’hui au Québec.

                

     Statistiques des populations autochtones du Québec 2011

                                      Population amérindienne

 

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