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Les armes des Amerindiens

L'arc
 
l'arc Sa fabrication change avec les Tribus
Il y avait de très nombreux types d’arcs fabriqués par les Amérindiens, leur forme et leur type de construction dépendant des espèces de bois et d’autres matériaux nécessaires que l’on pouvait trouver dans une région données.
                               
                                    Arc Sioux.
Les arcs étaient fabriqués en bois, généralement à partir de l'hickory, et étaient parfois renforcés par des bandes en nerf de bison .
les cordes pouvaient être constituées de fibres végétales tressées ou de boyau de loup ou de coyote.
vers 1680 les Indiens d'Amérique du Nord utilisaient couramment un arc droit dont la force était d'environ 15kilos à 20kilos pour une allonge de +- 71 cm sur 1,65m de long.
vers 1880 la force était +- de 35kilos pour une coute allonge de 55cm,par contre le lancé une flèche était court ,mais c'était pas un problème car il se battaient et chassaient à de petite distance.
de 1660 à 1880 l'arc et Les flèches on évoluer,les flèches relativement courtes, étaient en bois.  Elles étaient pourvues d'une pointe en bois durcie au feu, ou en pierre taillée et polie, ou en os, et plus tard en métal.  
            
Les carquois, destinés à protéger l'arc et sa corde de l'humidité, étaient réalisés en peau.
 
Malgré l'apparition des armes à feu, l'arc resta l'arme de chasse préférée des Indiens. 
L'arc a connu son heure de gloire lors des luttes contre les envahisseurs européens, car les indiens savaient utiliser cette arme au galop alors que les mousquets des européens comme les fusils des américains ne pouvaient être utilisés qu'à l'arrêt.
Arme puissante, l'arc permettait, à une dizaine de mètres, de transpercer un bison de part en part.
    
                                       Le tomahawk
La hache de guerre des indiens d'Amérique du nord
Le terme tomahawk est un dérivé du mot algonquin tamahak. Il était utilisé comme une arme d'assaut comme les haches de pierre,War club , les casse-têtes, les massues, etc. Au fil des années, le tomahawk est simplement devenu la hachette indienne typique, et fut aussi communément utilisé par les trappeurs et autres coureurs des bois. 
                            
L'évolution du tomahawk, Du 16 au 19ème siècle
Le tomahawk est en silex, puis en cuivre et en fer.
 
L'arme préférée des Iroquois est le War club ou le casse-tête, courte massue de bois ayant à son extrémité une lourde boule ; ce War club a été rapidement remplacé par le tomahawk une hachette de fabrication européenne. Les Iroquois échange des peaux de castor contre des des hachettes et des couteaux en fer.
                                  
Le tomahawk-calumet, Son manche creusé peut servir de calumet ,par contre, alliait les deux penchants naturels des Indiens : les longs discours en fumant avec les autres membres de la tribu et principale arme utilisée lors de combat entre tribus, a été sacré comme symbole de guerre et de paix.
 
                                          
                       
Arme classique du corps-à-corps, le tomahawk .
Pontiac fut assassiné à Cahokia dans son uniforme français que lui avait donné Montcalm. Williamson Un marchand britannique de la ville avait payé une barrique de whisky un guerrier pimitoui(Peoria) pour tuer le chef outaouais d'un coup de tomahawk.
   
                                           Le couteau
                            
Outil et arme de première nécessité, le couteau était réalisé en pierre ou en os taillé et poli.  Pour en éviter la perte, on le transportait dans un étui profond ne laissant dépasser que l'extrémité du manche.
 
Après l'arrivée des Blancs, les Indiens confectionnèrent des couteaux en fer à partir de lames de sabre
Outre son rôle d'outil à la chasse ou au campement, le couteau fut bien évidemment utilisé à la guerre pour le corps-à-corps ainsi que pour scalper les adversaires morts ou vivants.
Pour ce faire, une entaille circulaire partant du front et passant juste au-dessus des oreilles était pratiquée au couteau.  Saisissant ensuite la peau du cuir chevelu entre ses dents, l'Indien l'arrachait d'un coup sec, en un seul mouvement.  Rares furent les victimes scalpées vivantes à avoir survécu à un tel traitement.
 
Le scalp, séché soigneusement, était ensuite décoré de dessins rituels racontant les circonstances de la prise par le guerrier.
   
                                                  La lance
                                   
 
Les Indiens ne semblent pas avoir utilisé spécialement la lance en usage guerrier.  Ils l'utilisèrent par contre à la chasse mais, dans cet usage, la lance était courte et d'aspect beaucoup plus utilitaire.
 
A l'instar des autres armes, les pointes en silex furent remplaçées, après l'arrivée des Blancs, par des pointes en fer d'une taille relativement longue.
    
 Les armes à feu
 
Les Indiens d'Amérique du Nord firent connaissance avec les armes à feu lors des incursions espagnoles dans cette partie du monde au XVI ème siècle.  Ainsi, en 1539, Fernando de Soto explora la côte ouest de la Floride.  L'année suivante, à la tête d'une forte expédition, Francisco Vasquez de Coronado partit à la recherche des mystérieuses "Sept Cités d'Or".  A son retour au Mexique, deux ans plus, il n'avait pas trouvé d'or mais avait exploré la Californie, l'Arizona, le Nouveau Mexique, le Texas, l'Oklahoma, une partie du Kansas, le Rio Grande et le Grand Canyon du Colorado.
A la suite de ces deux explorations, l'Espagne ne s'intéressa plus aux territoires du Nord et la frontière hispanique se fixa définitivement à hauteur de Santa Fe en 1599.
           
En 1609, les troupes françaises de Champlain tuèrent deux chefs iroquois à coup d'arquebuse.
Lors des guerres du Canada, les Français dotèrent leurs alliés Hurons et Algonquins de fusils à silex qui servirent contre les Britanniques et leurs alliés Iroquois.  Jusqu'à la chute de Québec en 1759, les Français fournirent ainsi de nombreuses armes aux peuplades locales.
 
Les Indiens purent acheter des fusils auprès des comptoirs coloniaux au prix de 20 peaux de castor pour un fusil à silex.
Toutefois, les prix pratiqués faisaient de l'arme à feu un produit de luxe souvent négligé au profit d'objets plus utiles : couteaux, tissus, ustensiles de cuisine, pointes de flèches,...
 
Le fusil à silex fut longtemps le seul modèle demandé, autant par habitude que pour son aspect pratique.  L'approvisionnement du chasseur pouvait se limiter à quelques silex, à de la poudre et quelques balles.
La diffusion des armes à percussion, qui nécessitaient la mise en place d'une capsule de fulminate avant chaque tir, resta longtemps très restreinte.  L'avantage technique de ce nouveau type de mise à feu n'apparut jamais évident aux Indiens.
 
Vers 1810, le gouvernement US suivit l'exemple de firmes privées en fabricant à l'arsenal de Springfield 1.200 "mousquets indiens".  Ces armes n'eurent aucun succès car seuls les modèles traditionnels étaient demandés.
Les Indiens préférèrent toujours les armes à canon court, du genre mousquet de cavalerie ou carabine.  Souvent, ils n'hésitèrent pas à raccourcir les fûts et canons de leurs armes tout en décorant ces dernières d'ornements en cuivre.  Pour répondre à ces goûts, les fusils de traite furent vendus avec des garnitures en laiton et s'ornèrent de contre-platines en forme de serpent ou de dragon...
 
En raison de leurs performances, les fusils rayés furent très demandés par les Indiens.
     sharps1874
Un même engouement suivit l'apparition des fusils à chargement par la culasse.  Ces modèles permettaient de pouvoir tirer et recharger en restant couché alors que les modèles à silex ou à percussion nécessitait de se redresser, au moins à genoux, pour réintroduire poudre et balle dans le canon.
A la faveur de la guerre de Sécession et des grandes migrations blanches vers l'Ouest, les Indiens purent se doter de nombreux fusils à chargement par la culasse, souvent du type Sharps , ainsi que de revolvers à percussion.
Vers 1876, une arme à chargement par la culasse valait une vingtaine de peaux de bison ou plusieurs chevaux.  Une arme à répétition valait largement le triple.
  Winchester 1866
Les Indiens acquirent leurs premiers fusils à répétion lors d'embuscades.  Ainsi, deux fusils Henry furent récupérés par eux lors de l'affaire du Fetterman Massacre.  L'approvisionnement en munitions resta toujours problématique aussi l'utilisation des armes les plus modernes par les Indiens resta-t'elle exceptionnelle.
 
Les Indiens pratiquèrent le rechargement des cartouches métalliques de façon artisanale.  les étuis retrouvés sur les lieux des combats prouvèrent cette activité.
 
Lors du combat à cheval, les Indiens mirent au point une étrange méthode de rechargement des fusils à silex.  Les balles étaient dans la bouche du cavalier, la poudre dans une poire portée en bandoulière.  Le chargement se faisait en versant la poudre dans le canon, en crachant la balle dans celui-ci et en donnant un coup sec contre la cuisse pour faire descendre le projectile sur la charge.  L'avantage était qu'il n'y avait aucunement besoin d'une baguette.  Toutefois, il fallait veiller à tirer sans laisser la balle quitter sa position de chargement sous peine d'éclatement du canon !
 
Un panorama de l'armement des Indiens, en ce qui concerne les armes à feu, peut être fait en se basant sur l'inventaire dressé par l'armée US lors de la reddition des Cheyennes et des Sioux en 1877 :
- 284 fusils dont - 160 fusils à un coup à chargement par la bouche,
                    - 85 fusils à chargement par la culasse
                    - 39 fusils à répétition (dont 12 d'un modèle Winchester)
- 123 revolvers dont : - 122 à percussion
                          - 1 à cartouches métalliques.
Selon les critères de l'armée US, toutes ces armes étaient dans un état interdisant toute utilisation militaire.
  
Lors de la célèbre bataille de Little Big Horn, l'armement dut être similaire.  Les douilles de cartouches retrouvées sur le terrain proviennent en majorité de fusils Sharp et, beaucoup plus rarement, d'armes Henry ou Winchester 1866.  Les cadres survivants de la colonne Custer affirmèrent que les Indiens étaient tous armés des nouveaux modèles Winchester 1873.  Il s'agissait là d'une justification mensongère.  Aucune douille de Winchester 73 ne fut retrouvé à Little Big Horn.
La carabine de Sitting Bull était une Winchester 1866 portant le N° de série 124375.  Elle est aujourd'hui conservée au Smithsonian Institute.
Winchester 1866

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