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3.Les Autochtones du Canada

                                         

                                                                         Ottawas

                                     

Aussi appelée «nation odawa».Langue Algonquin central. Les Ottawas se gouvernent fort simplement. Ils n'ont pas de chef attitré, mais chaque village a plusieurs chefs civils. Le fils d'un chef renommé succède parfois à son père, mais seulement si les aînés lui donnent leur approbation et si les gens du village veulent bien de lui. N'importe quel homme capable de persuader les gens de suivre ses conseils peut devenir chef.

Activités traditionnelles des Algonquins des Grands lacs. Les Ottawas servaient d'intermédiaires entre l'Est et l'Ouest.
Repoussés par les Iroquois au nord du lac Michigan, ils furent alliés inconditionnels des Français. Après le traité de Paris (1763), leur chef Pontiac refusa l'hégémonie anglaise et poursuivit la lutte.
Les Ottawas firent partie de la fédération des Nations Indiennes Unies de Joseph Brant, hostile à l'expansion américaine. Mais ils cédèrent leurs terres au gouvernement fédéral par des traités successifs (1785, 1789, 1795, 1836).
Il existe une réserve en Oklahoma, et beaucoup d'Ottawas sont établis au Michigan et en Ontario.

                                                                            Saulteaux

                                          

Les Saulteaux se trouvaient à l'origine à l'ouest du Lac Winnipeg qui était sur un des bras du Lac Supérieur au Canada. Ils ont été aussi au Michigan du nord et dans les régions des Grands Lacs. Il y en a encore beaucoup actuellement dans des reserves au Canada

Avant que les Européens ne se soient installés aux Etats-Unis et au Canada, la tribu des Saulteaux parlait la langue Algonquine. Au 21e siècle, la tribu Saulteaux parle surtout l'anglais et le peu qu'ils ont gardés d'algonquin (surtout dans les cérémonies).

                                         Adam Beach

                         Anishinabes- Ojibwés

                                          

Appelés "Chippewa" aux Etats-Unis et "Ojibwa" au Canada, leur véritable nom est "Anishinabe".

Anishinabek constitue la nation et regroupe les peuples aussi connus sous les noms Ojibway, Odawa et Pottawatomi. Ensemble, ils forment la Confédération des Trois Feux. Antérieurement, ces tribus se rencontraient régulièrement à des fins politiques, militaires, spirituelles et sociales.

Les Ojibwés, Ojiboués ou Anishinabes sont la plus grande Nation amérindienne en Amérique du Nord, en incluant les Métis. C'est le troisième groupe en importance aux États-Unis, derrière les Cherokees et les Navajos. Leur nombre est réparti de façon sensiblement égale entre les États-Unis et le Canada. De par leur première localisation, à Sault-Sainte-Marie, sur les bords du Lac Supérieur, ils furent d'abord nommé Saulteux (parfois Saulteaux) par les explorateurs français. Aujourd'hui, ce nom désigne les Ojibwés qui se sont par la suite installés dans les Prairies au Canada, leurs territoires s'étendent sur deux grandes zones, la forêt subarctique à l'est et au nord du lac Supérieur,et,à l'ouest,la zone de contact entre la forêt et les plaines (Minnesota,Michigan,Montana,Dakota du Nord,Ontario,Manitoba).

                                     

Les Ojibwés, dont beaucoup parlent encore la langue Ojibwé, qui appartient au groupe linguistique algonquien, sont liés aux Outaouais et aux Crees. Principalement composés d'Anishinaabes, ils sont plus de 100 000 à vivre dans une région qui s'étend au nord, du Michigan au Montana. En outre, 76 000 membres répartis en 125 bandes, vivent au Canada, de l'ouest du Québec à l'est de la Colombie-Britannique. Ils sont réputés pour leurs canoës à membrure de bouleau, leurs rouleaux scripturaux d'écorce de bouleau, leur riz sauvage et pour avoir été la seule Nation à avoir vaincu les Sioux.

La position stratégique qu'ils occupaient autour des Grands Lacs en fit également des interlocuteurs privilégiés des Français,avec lesquels ils s'allièrent durablement.Dans la guerre de l'indépendance américaine,ils prirent le parti anglais. Ils participèrent aux révoltes de Pontiac et de Tecumseh.Du côté américain,leur confinement dans les réserves débuta dès la première moitié du XIXème siècle.

Selon la tradition, le peuple vient de l'est, progressant le long des Grands Lacs et s'établit près de l'actuel Sault-Sainte-Marie, nommé "le quatrième point d'arrêt", puis près de "Chegoimegon", nommé "le septième point d'arrêt" sur la rive sud du Lac Supérieur, à proxitmité de l'actuelle La Pointe ou Bayfield, Wisconsin. Ils sont mentionnés pour la première fois par les Jésuites en 1640. Se liant d'amitié avec les commerçants français, ils purent se procurer des fusils, mettant fin à leurs conflits héréditaires avec les Sioux et les Mesquakies au sud et à l'ouest, poussant les Sioux à se déplacer vers la région du Haut-Mississippi et les Mesquakies à se retirer du nord du Wisconsin et à créer des alliances avec les Sacs. Jusqu'à la fin de XVIIIe siècle , les Ojibwés régnèrent plus ou moins sans rivaux sur un territoire équivalent à l'actuel Michigan, Wisconsin-Nord et Minnesota. Cette région comprend notamment la plus grand partie de la Rivière-Rouge, les rives nord du Lac Huron et du Lac Supérieur jusqu'aux Turtle Mountains du Dakota du Nord, et qui fut plus tard appelée "les plaines Ojibwés".

Pris entre deux feux,les Iroquois à l'est et les Sioux à l'ouest,ils firent la guerre aux uns et aux autres,ce qui ne les empêcha pas de s'intermarrier massivement avec les seconds.

Les Ojibwés prirent longtemps part à un alliance avec les Outaouais et les Potawatomi, appelée Conseil des Trois Feux, qui combattit la Confédération Iroquoise et les Sioux. Les Ojibwés s'étendirent vers l'est, prenant possession des terres le long des rives est du Lac Huron et de Georgian Bay. Ils s'allièrent avec les Français pendant la guerre de Sept Ans, et avec les Anglais pendant la Guerre de 1812.

Aux États-Unis, ils n'ont jamais pu être chassés comme le furent nombre d'autres tribus, mais à la suite de nombreux traités, ils furent contraints à rester dans ces territoires, à l'exception de quelques familles installées au Kansas.

Au Canada, suite à la Proclamation Royale de 1763 et à une série de cession par traité ou par achat, la plupart de leurs terres furent cédées à la Couronne.

La plupart des Ojibwés, hormis les bandes des Plaines, vivaient une vie semi-sédentaire, pratiquaient la pêche, la chasse, et cultivaient le maïs, la courge et le riz sauvage (Manoomin). Leur habitat typique était le wigwam, fait d'écorce de bouleau, d'écorce de genévrier et de branches de saule. Ils développèrent une forme d'écriture picturale, utilisée dans des rites animistes et retrouvée sur des rouleaux d'écorce de bouleau.

                                    

Le peuple et la culture Ojibwé sont bien vivants aujourd'hui. Durant l'été, des "pow-wows" ont lieux dans diverses réserves des États-Unis et du Canada. Leur subsistance dépendait de la chasse (élan,castor,gibier aquatique) et de la pêche, beaucoup pratiquent encore la culture du riz sauvage, la cuillette de baies, la chasse, et la confection du sucre d'érable.

Du nord au sud, cette base économique s'enrichissait de l'exploitation d'un milieu naturel plus diversifié (collecte du riz sauvage et de la sève d'érable pour la fabrication du sucre).
L'organisation sociale des groupes méridionaux était fondée sur un système de clans, la vie rituelle était aussi diversifiée, au sud, elle s'articulait pour l'essentiel autour du midewiwin, la'grande confrérie médicinale', au nord prévalaient surtout des pratiques chamaniques, notamment celle de' la tente tremblante', en revanche, dans toute l'aire Chippewa, il y avait un rite de passage entre l'enfance et l'adolescence, qui suivait la norme, classique en Amérique du nord, de l'isolement et du jeûne
.

Plusieurs bandes Ojibwés coopèrent aujourd'hui au sein de la Great Lakes Indian Fish & Wildlife Commission qui gère leurs droits de chasse et de pêche. La commission coopère avec les autorités américaines pour maintenir certaines réserves naturelles.

La langue Ojibwa, qui se maintient et qui est avec le Cree l'une des deux langues indiennes ayant une réelle chance de survie au Canada, appartient à la famille algonquine.
Les
Anishinabes méridionaux jouèrent un rôle charnière dans l'histoire régionale.

Il n'existe aucun mots pour dire "au revoir" chez les ojibwés.

                               

                                    Les Attikameks ou Atikamekw

La langue atikamekw fait partie de la famille linguistique algonquienne. L'atikamekw est apparenté au cri, une des rares langues autochtones du Canada, avec l'ojibway et l'inuktitut, dont on estime qu'elles ont de bonnes chances de survie. Les autres sont menacées d'extinction. On estime que cette langue est parlée par presque tous les membres de la nation atikamekw.

Charles Coocoo, de son vrai nom Matotoson Iriniu, ce qui signifie dans la langue atikamekw « celui qui dirige les cérémonies », est l’un des pères spirituels des Atikamekws au Québec.

Le nom de cette nation signifie «poissons blancs». Ce peuple a également été appelé «Têtes-de-Boule», au cours des dix-huitième et dix-neuvième siècles. Vers 1972, les CRIS vivant dans la région du Bouclier, sur le cours supérieur de la RIVIÈRE SAINT-MAURICE, au Québec, décident de reprendre le nom « Attikamek » (poisson blanc) utilisé par leurs prédécesseurs au XVIIe siècle et d'abandonner le nom « Tête-de-Boule ».

Population globale

On estime qu'il y a au Québec environ 4500 Atikamekw, nation que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. La majorité des Atikamekw résident dans l'une ou l'autre des trois communautés de cette nation.

Les territoires de la nation atikamekw sont situées au carrefour de ceux de trois autres nations: les Algonquins, les Montagnais et les Cris. Les Atikamekw sont parmi les nombreux peuples amérindiens qui ont été décimé par des maladies transmises par les Européens, jusque là inconnues en Amérique et contre lesquels les Amérindiens n'avaient aucune immunité.
Ils ont participé activement au commerce des fourrures et la Compagnie de la Baie d'Hudson a établi des postes de traite dans leurs territoires vers la fin du dix-huitième siècle. Les Atikamekw ont été christianisés vers la même période. Dans les années 1830, ils ont commencé à faire l'expérience du travail salarié avec l'établissement sur leurs territoires d'entreprises d'exploitation forestière. Au vingtième siècle, ils sont touchés par le développement hydroélectrique.

Les Atikamekw sont répartis dans trois communautés: Manawan, Obedjiwan et Weymontachie. Une entente intervenue en 1993 avec le gouvernement du Québec et celui du Canada porte sur la construction et la réfection de routes permettant d'accéder à ces trois communautés.

Chacune des trois communautés atikamekw est administrée par son propre conseil. Elles sont également représentées collectivement par le Conseil de la nation atikamekw, qui porte aussi le nom d'Atikamekw Sipi.

Au cours des siècles, les Attikameks de la région de la Saint-Maurice mènent une vie rude, chassant, pêchant, piégeant et cueillant des baies sauvages à proximité des postes de traite installés dans leur région à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècles. Leur priorité consiste à maintenir l'autonomie de chaque famille nucléaire, mais les familles s'organisent en petites coopératives l'hiver ou en groupes de chasse, avec un chef d'expérience à leur tête. Leurs activités économiques consistent en un compromis entre les activités saisonnières traditionnelles et la dépendance économique de la TRAITE DES FOURRURES.

Malgré une longue tradition de participation à la traite des fourrures, les contacts permanents avec les missionnaires n'ont lieu qu'à partir des années 1837. Après 1830, les terres ancestrales des Attikameks sont extrêmement convoitées par les négociants en bois. En 1910, le chemin de fer atteint les Weymontachies, et l'aménagement des rivières Saint-Maurice et Manouane ajoute aux pressions sociales et modifie l'environnement. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, on voit apparaître une classe de salariés qui bénéficient de prestations sociales.

En 1996, les 1747 Attikameks inscrits dans la région de la Saint-Maurice luttent pour conserver leur autonomie culturelle traditionnelle et un rôle dans la société, égal à celui des non-autochtones du Québec. Depuis 1975, ils se sont joints aux INNUS (MONTAGNAIS-NASKAPIS) pour former le Conseil Attikamek-Montagnais.

                               Une première grande chef

                                                  

Pour la première fois, la nation attikamek a choisi de confier la fonction de grand chef à une femme. Eva Ottawa (35 ans) a créé ce précédent historique, le 14 septembre 2006 à La Tuque, après avoir obtenu 75% des votes au deuxième tour de scrutin. Des femmes en pleurs ont salué sa victoire. "C'est sûr, il y a certains hommes qui ne sont pas prêts à ce que ce soit une femme qui prenne les commandes. Mais on va essayer de trouver une façon de travailler ensemble", a-t-elle déclaré. Elle rappelle que son élection est l'aboutissement d'un courant amorcé il y a quelques années.

Le taux de participation des membres de la communauté à cette élection a été de 50,9%. L'un des éléments importants du programme de Mme Ottawa sera d'encourager la participation du peuple aux grandes décisions et orientations affectant les Attikame.

http://www.atikamekwsipi.com/

                                           LES ALGONQUIENS

Un vaste Territoire

Avant l'arrivée des Européens, qui a eu lieu au XVIe siècle, le territoire des Algonquiens s'étendait entre le lac Huron, la baie d'Hudson, la Nouvelle-Angleterre et les terres formant aujourd'hui les provinces atlantiques et le Labrador. Les villages de ces tribus comptaient de 50 à 300 personnes vivant dans de petites maisons coniques en écorce de bouleau, les tipis. Les habitants ne se réunissaient qu'en été car, l'automne venu, ils se séparaient en bandes de 10 à 30 personnes qui partaient établir des camps de chasse dans la forêt. L'été suivant, tous les groupes se rassemblaient pour former un nouveau village. Chaque bande désignait celui qui allait la diriger au cours des expéditions. Il n'y avait pas de véritable de chef de village, car ce qui importait, c'était de prendre rapidement des décisions; on mettait donc l'accent sur l'autonomie des individus.

Un culte ancestral

Selon la tradition religieuse des Algonquiens, les êtres et les choses sont habités par des esprits, bons ou mauvais. La plus importante de ces divinités est e Grand Esprit ou Kitch Manitou; il incarne le mystère qui dirige toute vie et tout mouvement de l'univers. Les chamans ont le pouvoir de s'allier aux esprits et de les influencer en dirigeant des cérémonies particulières. Encore aujourd'hui, les mythes algonquiens sont très présents; grâce à eux, les valeurs ancestrales se perpétuent. Chez les Algonquiens, la cérémonie traditionnelle la plus connue est celle de la  'tente tremblante'. À cette occasion, le chaman se construit un abri, puis y entre à la nuit tombante. Les villageois appellent alors les esprits à l'aide de chants et de tambours. Lorsque les divinités arrivent, on entend des cris d'animaux et la tente se met à trembler. Le chaman entre ensuite dans une transe qui l'amène au seuil de la mort, d'où il revient apporté la santé et la prospérité aux habitants du village.

                                LES ABENAKIS

                                

Saviez-vous que l'on retrouve à Odanak l'un des plus importants musées Autochtones au Québec ?  

Le battage du frêne, une technique unique

Une légende autochtone raconte que les Abénakis sont nés dans un panier de frêne. Voici une façon unique de dire qu'ils en fabriquent depuis plusieurs générations. Le battage du frêne est même devenu une tradition à Odanak. Dans cette communauté autochtone, située à la hauteur de Trois-Rivières, ils sont une dizaine à fabriquer des paniers en frêne.

Les Abénakis doivent s'y prendre à deux pour battre le frêne à coup de hache, dont le bout a été préalablement arrondi pour ne pas fendre le bois. Ils battent le tronc de l'arbre à un rythme religieusement coordonné. C'est ensuite qu'ils décollent les couches de bois délicatement et les séparent pour les amincir. C'est avec ces bandes minces que les artisans abénakis fabriquent des paniers. Mais avant d'arriver à cette étape, ils faut enlever la couche rugueuse du bois et laisser sécher les longs rubans de frênes ainsi créés. Une fois secs, ces derniers sont roulés et vendus aux artisans qui se chargent de leur donner une seconde vie.   

« Le frêne est de plus en plus difficile à trouver », constate Clément N'Sadoquos, du conseil de bande d'Odanak, qui a dû, cette année, aller chercher le frêne à Maniwaki, au nord de Hull, chez les Algonquins de Kitigan Zibi. Bien que la ressource se fasse rare, la demande, elle, ne diminue pas. Un projet de plantation de frênes est donc en voie de se réaliser à Odanak. « Nous devrons toutefois attendre une quinzaine d'années avant de pouvoir utiliser nos propres arbres. » D'ici une vingtaine d'années, on peut donc s'attendre à voir les Abénakis pleinement autonomes dans la fabrication de ces magnifiques paniers.

                   

La peau d'orignal...
Plusieurs produits artisanaux sont fabriqués en peau d'orignal. Mocassin, mitaines, vestes, chapeaux et gants. Le tannage d'une peau nécessite environ soixante heures de travail.
Tout d'abord on enlève les poils et l'on gratte bien pour enlever le gras. Cela ce fait à la température proche de zéro.
Ensuite on trempe la peau dans de l'eau pendant plusieurs heures. Elle est étirée, battue, grattée, retrempée, tendue, tamponnée, huilée, séchée, trempée, tordue, martelée, graissée avec de la graisse d'outarde, rebattue etc...

La brute est blanche. Pour obtenir la couleur brune ou dorée il faut la fumée des deux côtés pendant plusieurs heures. Il s'écoule un bon mois
entre le premier grattage et le boucanage. Une grande technique !!

kabassa veut dire esturgeon en abénaki? L'esturgeon est unesorte depoisson qui peut vivre jusqu'à 80 ans. À Ôdanak, les Abénakis ont choisi l'esturgeon pour signer leur nom alors qu'à Wôlinak, c'est le lynx qui sedit pitôlo en abénaki. (Marie-Christine).

les Abénakis font partie, les deux langues principales sont l'Algonquin et l'Iroquois.  

 http://www.abenakis.ca/

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