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3. Native Americans

Les Apaches.

                                   

Habitat :

Ils vivent dans la région du Rio Grande et se répartissent en plusieurs familles, suivant la région exacte, mais parlent tous la même langue. On trouve les Chiricahuas, les Jicarillas, les Mescaleros, les Tontos, les Lipans, ceux de l'Ouest, pour citer les plus importants.

                      

Cinq siècles auparavant, ils se trouvaient au Canada puis sont descendus vers le Sud, contrairement à leurs voisins Hopis et Navajos qui habitent cette région depuis toujours. Les Apaches adoptèrent parfois les coutumes des tribus voisines, tel un groupe qui se joignit aux Kiowas pour former ainsi les Apaches-Kiowas.

Ils vivent dans des hogans, simples huttes de perches souples recouvertes d'herbes et de broussailles.

Les différentes tribus :

Elles sont en principe composées de chasseurs et se livrent aux pillages, car les Apaches sont de tradition guerrière et livrent combat quand ils veulent. Ils ne sont donc ni pasteurs ni cultivateurs.

                       

Le guerrier qui accumulait le plus de prouesses devenait le chef. Il n'y avait pas de gouvernement central tribal.Les Jicarillas chassaient le bison à l'instar des Indiens des Plaines dont ils étaient les voisins.

Les Lipans chassaient et pillaient au Nouveau Mexique et dans l'Ouest du Texas. Les Mescaleros vivaient de chasse, cueillette et pillage. Quant aux Chiricahuas, ils avaient une réputation de féroces guerriers. Les Tontos et les White Mountains étaient plus pacifiques, se rapprochant des navajos. 

                           Eskadi

Bien qu'ils aimaient faire la guerre, ils avaient peur de la mort et se pressaient d'ensevelir leurs morts et de brûler leurs biens. Ensuite, ils se purifiaient dans la fumée d'armoise avant de quitter les lieux, pour échapper à la colère du fantôme du mort.



Dans les danses, les Apaches revêtaient des costumes symbolisant les Esprits de la Montagne. Ils guérissaient les malades et éloignaient les mauvais sorts. Ils revêtaient des peintures corporelles, jupes, masques noirs, coiffures en plaquettes de bois et tenaient des épées de bois.

                     
Les Apaches reconnaissaient de nombreux hôtes surnaturels mais croyaient en une divinité suprême nommée YUSN.



Lorsque les jeunes filles atteignaient la puberté, elles participaient à des cérémonies qui duraient quatre jours, chiffre sacré. Chants, danses, festins, cadeaux rythmaient ces jours. Pendant ce temps, on construisait le tipi de cérémonie. Enfin, les jeunes filles couraient à quatre reprises des tipis vers de petits paniers contenant des objets sacrés. Puis, le tipi était démonté, les jeunes filles subissaient quatre jours de retraite et ensuite...étaient bonnes à marier.

 

 Les Anasazis

                                              

                                           

Anasazi, Amérindiens du Grand Sud-Ouest de l’Amérique du Nord, que leurs descendants actuels, les Zuñis et les Hopis de l’Arizona et du Nouveau-Mexique, désignent comme « les anciens », les Anasazis. 

 

Les Anasazis, répartis en plusieurs groupes indépendants dans les futurs États du Colorado, de l’Utah, de l’Arizona, du Nevada et du Nouveau-Mexique, succèdent au VIIIe siècle apr. J.-C. aux Basketmakers, les « vanniers », implantés dans ces territoires montagneux et semi-arides quelque temps avant l’ère chrétienne.

             

La sédentarisation progressive de ces chasseurs-cueilleurs, liée au développement de l’agriculture, aboutit à l’émergence d’une nouvelle culture dite de Pueblo, en référence aux villages constitués de maisons en briques de terre que les Anasazis du Mesa Verde installent à l’abri des falaises des grands canyons d’une région accidentée et verdoyante située au cœur du désert du Colorado.

      

Bien que les hommes soient les seuls à pénétrer dans la kiva, édifice en partie souterrain où se pratiquent les rites sacrés, la société des Anasazis s’organise selon un système matriarcal (le couple s’installe sur le lieu de résidence de la mère de l’épouse) et matrilinéaire. Ce sont les femmes qui possèdent le patrimoine familial, maison et champs, où sont cultivés la courge, le maïs et le haricot importé de la Méso-Amérique, dont l’influence a toujours été essentielle dans l’évolution matérielle des Anasazis.

 

Si la période Pueblo II (de 900 à 1100) marque une apogée qui coïncide avec l’apparition du coton et se manifeste par un enrichissement de la parure, Pueblo III (de 1100 à 1300) connaît un refoulement des divers Anasazis dans le seul Mesa Verde et le retour à un habitat troglodyte rudimentaire. Les causes de cette régression et de l’exode définitif au XIIIe siècle restent indéterminées, les spécialistes avançant plusieurs hypothèses : une catastrophe naturelle, la surpopulation ou des agressions extérieures. 

 

 

 

                                       BLACKFOOT

                                    

                                   Red Crow, grand chef de la Nation Blackfoot

 Red Crow est né en 1830 d'une longue lignée de chefs dans la tribu Blackfoot. Cette tribu se divise en trois groupes; les Bloods, les Peigans et les Blackfoot. Ils ont la même culture et parlent la même langage.

 

Red Crow était un chef Blood. Les Bloods étaient eux-même divisés en petits groupes; les All Tall People, les Lone Fighters, les Black Elks, les Buffalo Followers, les Fish Earters (auxquels appartenait Red Crow).

Les Bloods se déplaçaient au sein d'un vaste territoire qui s'étendait depuis le nord du Montana jusqu'au Sud de l'Alberta au Canada.

    

Ils passaient l'été sur les territoires de chasse à l'ouest des Cypress Hills et l'hiver le long des berges de la Belly River.

Tribus nomades, guerriers féroces, les Blackfoot étaient des chasseurs habiles survivant par le bison.

                       

                 Les Blackfoot ( Les seigneurs des plaines )

La confédération Blackfoot est composée de 4 tribus; les Pikuni (ou Peigan), les Pikuni/Peigan du Nord, les Blood (ou Kainai) et les Blackfoot (ou Siksika). Ils sont actuellement installés dans le Montana aux Etats-Unis et en Alberta au Canada. Quand le gouvernement canadien signa un traité avec les Niitsittapi (le vrai peuple) ils contactèrent initialement les Siksikas qui vivaient sur la frontière avec la tribu Niitsittapiskaku. Ils présumèrent faussement que tous les Niitsittapis étaient des Blackfoot. Les Niitsittapi sont en fait Peigans, Blackfoot du Montana, Bloods et Blackfoot/Siskika.

Langue:
La langue des Niitsittapi c’est le Niitsipussin (le vrai langage). Il existe quelques différences dans la façon de construire les phrases dans les différents groupes.

Histoire:
Les Blackfoot migrèrent depuis la région des Grands Lacs à l'est des USA vers leurs territoires actuels. Ils étaient nomades et chasseurs de bisons. Ils virent pour la 1ère fois des chevaux en 1730 lors d’une attaque menée par les Shoshones. Ils parvinrent par la suite à avoir leurs propres chevaux en faisant du commerce avec les tribus Flathead, Kutenai et
Nez percé.
 

Les Blackfoot firent aussi du commerce avec les colons blancs, échangeant des peaux de bisons pour des chevaux et des armes. Les choses allaient cependant changer car les bisons devenaient rares, ils avaient été exterminés dans de nombreux territoires. Privés de leur principale source de nourriture, les indiens mourraient de faim. Leur subsistance dépendrait à partir de ce moment des agences indiennes.
Le mot tribu suggère un manque de cohésion politique, culturelle et sociale qui ne s’applique absolument pas aux Niitsitapi. En fait, la structure unitaire des Niitsitapi permit la prédominance culturelle, politique et militaire, faisant d’eux les Seigneurs des plaines. C’était une nation, un peuple uni par le même langage, la même culture et religion, vivant sur un territoire dont les frontières étaient
respectées par les nations voisines.            

  Crowfoot 

Le gouvernement entra en rapport avec Crowfoot, un leader politique Siksika, pour négocier des affaires concernant les indiens. Crowfoot consulta les autres chefs Niitsitapi parce qu’il ne pouvait absolument pas décider seul et devait avoir le consentement des autres chefs. En 1870, sur le fleuve Maria il y eu un des pires massacres d’indiens par les troupes militaires américaines.

     

Au matin du 23 janvier, un village paisible de la nation Peigans fut attaqué par l'armée. Ils y eu de nombreux tués, surtout des femmes, des enfants et des vieillards. Le commandant avait reçu carte blanche pour attaquer les indiens, tous les indiens. Il s'en prit donc aux Peigans pour les punir pour des choses dont ils n'étaient pas coupables. Après le massacre, les troupes finirent pas découvrir le camp qu'elles cherchaient, mais le camp était vide, les indiens hostiles étaient déjà partis.

Vie quotidienne: 

 

Les Blackfoot étaient des nomades qui suivaient les troupeaux de bisons. Leur territoire allait de Edmonton à Calgary, de l’Alberta au fleuve Yellowstone, des Montagnes Rocheuses à la frontière actuelle du Dakota du nord. Les évènements les plus importants de l’année étaient le Sun Dance (la danse du soleil) et la cérémonie Medicine Lodge. Ces célébrations réunissaient plusieurs tribus des plaines. Une des régions sacrées des Blackfoot s’appelle Badger-two medicine area. Elle fut perdue en 1895 suite à la signature d’un traité avec le gourvernement américain, traité qui avait etait mal traduit aux indiens pour les faire signer.

 

                                      Caughnawaga

         

CAUGHNAWAGA. Réserve de Sauvages iroquois, appelés jadis Iroquois du Saut-Saint-Louis, située sur la rive droite du Saint-Laurent en face de Lachine qui est dans l'île de Montréal : elle mesure une superficie de 12,327 acres. - Kahnawake : le saut ou rapide.

 

 

La mission iroquoise fut projetée, en 1667, par le Père Raffeix, Jésuite, qui rencontra sept Onneiouts venus de leur pays. Un seul, le chef Pierre Tonsahoten, était converti. Le missionnaire, qui ne possédait pas suffisamment leur idiome, les envoya à Lorette, auprès du Père Chaumonot qui les catéchisa. Dans l'été de 1668, la femme du chef et les cinq autres furent baptisés à Québec par l'évêque : lequel mit la mission projetée de Laprairie sous le vocable de saint François-Xavier.

 

Bientôt d'autres chrétiens iroquois des divers cantons vinrent s'adjoindre à ce noyau, de sorte que, en 1669, la Mission de Laprairie comptait 5 cabanes et 20 l'année suivante. En 1671, le P. Frémin succéda au P. Raffeix, qui alla évangéliser les Tsonnontouans, et établit dans la mission la confrérie de la Sainte-Famille. Deux ans après, le chiffre des convertis s'élevait à 300, que Mgr de Laval visita, en 1676, pour la confirmation de 80 personnes. La mission est désignée dans le catalogue des Jésuites sous les noms latins suivants : en 1668, Missio Iroquoerum prope Montem Regium (Mission des Iroquois près du Mont-Royal); en 1672, Residentia a Pratis, ou encore Residentia S. Fr.-Xaverii ad prata Sanctae Magdalenae (Résidence des Prairies ou de S. Fr.-Xavier des prairies de Sainte-Madeleine); et aujourd'hui les Sauvages l'ont appelée Kentake, la Prairie.

 

En juillet 1676, la mission était transférée à cinq quarts de lieue plus haut, sur le bord du fleuve, près de la rivière du Portage, le terrain étant plus propre à la culture du maïs et le voisinage des Français moins préjudiciable aux néophytes.

 

Et l'on bâtit une chapelle, la même année. Ce site fut illustré par les vertus et la sainte mort de Catherine Tekakwitha, venue du pays des Agniers en 1678, décédée le 16 avril 1680. Cette seconde mission, a été nommée : Kateri tsi thaiatat « endroit où Catherine fut enterrée ». En 1679, le Père Frémin fit un voyage en France, d'où il rapporta, l'année suivante, les titres de la concession du Saut, des meubles d'église, le maître-autel et l'ostensoir en vermeil qui servent encore aujourd'hui au culte. En 1683, un coup vent renversa la chapelle qui fut restaurée à neuf en 1684. La mission, en 1681, est désignée dans les registres sous le nom de Sancti Francisci Xaverii ad Saltum « Saint-Fr.-Xavier du Saut » et par les Iroquois du temps: Kahnawake, le Saut.

 

En 1689, environ 1,500 Iroquois païens fondaient à l'improviste sur l'île de Montréal, causaient le « Massacre de Lachine », répandant la terreur à Ville-Marie et aux alentours, avec le dessein de détruire la chrétienté du Saut, qui se réfugia à temps sous les canons de la ville : elle y demeura sept ou huit mois. Au retour, le Père Bruyas la construisit à une nouvelle localité; située à une demi-lieue plus haut que l'ancienne. C'était au pied du rapide, mais encore nommée alors Kahnawake (rapide) et aujourd'hui Kahnawakon, « dans le rapide », pour ne point confondre avec Kahnawake actuel, Caughnawaga. Les Français appelaient encore ce troisième poste « Le Sault » ou « Saint François-Xavier du Sault ». En 1696, nouvelle migration, nécessitée encore par l'appauvrissement du sol à une demi-lieue en amont du fleuve. Le P. de Chollennec la mit à l'endroit qui sépare aujourd'hui la paroisse de Laprairie de celle de Caughnawaga. Nos Iroquois contemporains l'appellent Kanatahwenke « on a enlevé de là le village ».

 

En 1712, la mission prend, dans les registres, le nom de : Ad Saltum Sancti Ludovici, « Saut Saint-Louis » : nom qui a remplacé sous l'ancien régime tous les précédents, nom encore officiel dans la province de Québec; nom mal orthographié par les Anglais en Caughnawaga au lieu de Kahnawake. Mais la culture est encore en souffrance dans ce site. En 1715, les autorités civiles et religieuses délibèrent sur un changement de local. En 1716, des familles sont établies sur l'emplacement actuel : la maison des missionnaires - la même aujourd'hui - y fut bâtie; l'église aussi, de 1717 à 1719. Le Père de Charlevoix y passa la quinzaine de Pâques en 1721 : « La situation, dit-il, en est charmante; l'église et la maison des missionnaires sont deux des plus beaux édifices du pays; et c'est ce qui fait juger qu'on a pris de bonnes mesures pour n'être plus obligé de faire de nouvelles migrations. »

 

Mgr G. Forbes, continuant l'exposé de l'historique, ajoute : « Outre les chrétiens iroquois des divers cantons qui se sont fixés à Saint-Louis du Saut à différentes époques, la population s'est accrue d'un certain nombre de prisonniers de guerre, amenés des Renards du Wisconsin en 1728, des Chicachas des Carolines en 1739, de la Nouvelle-Angleterre en 1704 et dans la suite. Les registres de baptême portent cette annotation « pris à la guerre ». Quant aux blancs également capturés, ils mentionnent : « Autrefois baptisés par les Anglais », mais sans indication de leurs noms patronymiques. C'est à ces derniers, pris en Nouvelle-Angleterre qu'il faut attribuer les noms qu'ils portent encore dans leur postérité, comme Tarbell, Rice, Williams, Jacobs, Hill, Stacey, MacGregor, etc. Tous ces captifs, sauvages ou blancs, subissaient l'influence du milieu, quant à la religion, à la langue, aux coutumes, devenant Iroquois et catholiques. D'ailleurs, une fois adoptés, ces étrangers étaient considérés comme faisant partie de la tribu, traités avec égards, devenant même chefs ou capitaines. « Aujourd'hui, en raison de ces mélanges, il n'est plus une seule famille purement iroquoise à Caughnawaga, bien que l'on n'y parle guère que l'iroquois. »

 

 

 

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